L'Alliance du Pacifique veut séduire le Québec

«Le Québec veut être un partenaire de choix... (Edouard Plante-Frechette)

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«Le Québec veut être un partenaire de choix pour les pays de l'Alliance du Pacifique», a affirmé le premier ministre Philippe Couillard.

Edouard Plante-Frechette

Sylvain Larocque
La Presse

Pour sa première opération de séduction au Québec, la huitième économie du monde a réussi à avoir l'attention du premier ministre Philippe Couillard.

Mais quel est donc cet acteur économique imposant, mais à peu près inconnu ici? Il s'agit de l'Alliance du Pacifique, qui rassemble le Mexique, la Colombie, le Chili et le Pérou. Le Costa Rica et le Panama pourraient bientôt se joindre à eux.

Le regroupement, qui a vu le jour en 2012, vise à accroître les échanges commerciaux entre ces pays et avec le reste du monde. L'an dernier, l'Alliance comptait 214 millions d'habitants et enregistrait un PIB de 2185 milliards US.

Les quatre pays membres ont éliminé les exigences de visas pour leurs ressortissants, partagent des ambassades à l'étranger et se sont entendus pour éliminer les tarifs douaniers sur leurs échanges commerciaux. Le Chili, le Pérou et la Colombie ont aussi créé une Bourse commune, MILA, qui deviendra le plus important parquet latino-américain lorsque le Mexique en fera partie, dans quelques années.

Dans les quatre pays qui forment actuellement l'Alliance, l'industrie minière est bien présente, ce qui n'a pas échappé à M. Couillard. Dans un discours prononcé dans le cadre de l'événement, celui-ci en a profité pour souligner le retour en force du Plan Nord.

«Le Québec veut être un partenaire de choix pour les pays de l'Alliance du Pacifique», a-t-il affirmé, avant de faire part de son souhait de diriger une mission économique là-bas. Aucun échéancier n'a toutefois été fixé.

Des obstacles

L'Alliance compte 32 pays «observateurs», dont le Canada, les États-Unis et la Chine. D'ici quelques années, certains de ces pays pourraient être invités à se joindre officiellement au groupe. Mais un obstacle de taille se dessine: les visas.

Autre difficulté: une Alliance du Pacifique élargie rappellerait étrangement le projet de Zone de libre-échange des Amériques, qui a fait l'objet de discussions au Sommet des Amériques de Québec, en 2001, mais qui a été abandonné quelques années plus tard en raison des vives controverses qu'il soulevait.




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