Un jour de plus pour s'affranchir du fardeau fiscal

Selon l'Institut Fraser, compte tenu de l'ensemble des... (Photo Brent Lewin, Archives Bloomberg)

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Selon l'Institut Fraser, compte tenu de l'ensemble des taxes et impôts, la famille québécoise moyenne de deux personnes ou plus versera un total de 39 071$ aux diverses administrations en 2014, soit 44,7% de son revenu annuel.

Photo Brent Lewin, Archives Bloomberg

Les Québécois doivent attendre en moyenne jusqu'au 14 juin, un jour plus tard qu'en 2013, pour s'affranchir de leur fardeau fiscal de cette année, selon des calculs effectués par l'Institut Fraser.

Cette «journée d'affranchissement de l'impôt» mesure le total des impôts et taxes que les Québécois paient aux administrations fédérale, provinciale et municipales.

S'ils devaient payer d'avance leur fardeau fiscal pour l'année, les Québécois devraient remettre aux administrations tous leurs revenus gagnés jusqu'à cette date. Donc, plus la journée d'affranchissement de l'impôt est tard dans l'année, plus le fardeau fiscal est lourd.

Près de 40 000$

Selon l'Institut Fraser, compte tenu de l'ensemble des taxes et impôts, la famille québécoise moyenne de deux personnes ou plus versera un total de 39 071$ aux diverses administrations en 2014, soit 44,7% de son revenu annuel.

Traduit en temps, ce pourcentage correspond cette année au 14 juin, une journée plus tard que l'an dernier. Ce retard signifie que le fardeau fiscal de la famille québécoise augmente plus rapidement que son revenu.

Selon les calculs de l'Institut Fraser, le total des impôts et des taxes augmentera de 2,5% par rapport à l'an dernier et le revenu, de 2,3%.

La hausse du fardeau fiscal de la famille québécoise moyenne en 2014 comprend des augmentations de l'impôt des particuliers, des cotisations sociales, de l'impôt santé et de l'impôt foncier.

«La date tardive de l'affranchissement fiscal au Québec en 2014 [le 14 juin au lieu du 13] résulte en partie du penchant du gouvernement provincial pour les augmentations d'impôt et de taxes», selon Filip Palda, fellow senior de l'Institut Fraser et professeur à l'École Nationale d'Administration publique (ENAP).

«Cette date tardive signifie aussi que les Québécois travailleront davantage pour les administrations et moins pour eux-mêmes et leur famille que pratiquement tous les autres Canadiens.»




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