Sièges sociaux: le PLQ puiserait dans le Fonds des générations

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Le candidat du PLQ dans Verdun, Jacques Daoust, aux côtés du chef libéral Philippe Couillard.

Photo Ivanoh Demers, La Presse

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Sylvain Larocque
La Presse

S'ils formaient le prochain gouvernement, les libéraux seraient prêts à puiser dans le Fonds des générations pour favoriser le maintien de sièges sociaux au Québec.

Le gouvernement de Jean Charest a créé le Fonds des générations en 2006 afin de «réduire le fardeau de la dette» du Québec. Il est principalement alimenté par les redevances hydrauliques versées par Hydro-Québec et les producteurs privés d'électricité. Il contient actuellement 5,6 milliards de dollars.

Hausse de la participation du gouvernement

Les candidats Jacques Daoust et Carlos Leitao ont annoncé hier qu'un gouvernement libéral pourrait acquérir jusqu'à 10% du capital-actions d'une entreprise québécoise cotée en Bourse qui ferait l'objet d'une offre d'achat hostile. Les libéraux modifieraient la politique de placement du Fonds des générations pour faire en sorte que jusqu'à 20% de ses avoirs puissent être employés à cette fin.

«Notre proposition nous aurait permis d'intervenir rapidement dans le cas des offres hostiles sur Rona [en 2012] et Osisko [cette année]», a affirmé M. Daoust.

Michel Nadeau, directeur général de l'Institut sur la gouvernance d'organisations privées et publiques, doute qu'une prise de participation gouvernementale de 10% soit suffisante pour protéger les entreprises québécoises. «Ça enverrait certainement un message, mais ce serait mieux s'il y avait un effort concerté avec d'autres institutions comme la Caisse de dépôt et placement et le Fonds de solidarité FTQ», a-t-il commenté.

Des changements demandés

Pendant la campagne électorale de 2012, le Parti québécois (PQ) avait promis de créer un fonds de 10 milliards à la Caisse de dépôt pour protéger les sièges sociaux québécois. Les libéraux s'étaient alors vivement opposés à l'idée, privilégiant plutôt des modifications aux lois pour rendre plus difficiles les prises de contrôle hostiles.

Cette fois-ci, c'est le PQ qui prône de tels changements législatifs. Le parti de Pauline Marois n'a pas repris l'engagement de créer un fonds de défense de 10 milliards dans sa plus récente plateforme, dévoilée il y a quelques jours.




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