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Heenan Blaikie: Aubut et un PDG britannique parmi les solutions envisagées

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L'avocat Marcel Aubut avait été pressenti pour devenir le nouveau président du comité exécutif de Heenan Blaikie.

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Vincent Brousseau-Pouliot, Sylvain Larocque
La Presse

Avant que la dissolution ne devienne inévitable, deux options ont circulé dans les plus hautes sphères de Heenan Blaikie au cours de la dernière année, afin d'assurer l'avenir du cabinet à long terme: la nomination de Marcel Aubut à la présidence du conseil d'administration pour succéder à Roy Heenan, puis l'embauche d'un PDG qui a redressé des cabinets d'avocats en Grande-Bretagne, a appris La Presse.

Après le départ du cofondateur Roy Heenan en janvier 2013, une grande partie des associés du bureau montréalais voulait voir l'avocat montréalais Marcel Aubut - ex-président des Nordiques de Québec, président du Comité olympique canadien (COC) et l'associé générant le plus de revenus - devenir le nouveau président du comité exécutif. Mais beaucoup d'associés du bureau torontois de Heenan Blaikie n'étaient pas entichés par ce scénario, selon nos informations.

L'emploi du temps chargé de Marcel Aubut ne facilitait en rien ce projet, tout comme les relations difficiles entre les deux codirecteurs nationaux, Robert Bonhomme (du bureau de Montréal) et Kip Daechsel (du bureau de Toronto). Aucune candidature n'a finalement été proposée au comité exécutif de 13 membres, dont fait partie Me Aubut.

Joint aux Jeux olympiques de Sotchi, Marcel Aubut a indiqué «avoir été pressenti» mais «avoir refusé» le poste de président du comité exécutif de Heenan Blaikie en 2013 en raison de ses obligations professionnelles et de son rôle comme président du COC. Il a aussi affirmé ne «jamais [avoir postulé] lui-même». Les associés de Heenan Blaikie n'ont jamais voté pour trouver un successeur au cofondateur Roy Heenan, qui a quitté comme prévu la présidence du comité exécutif en janvier 2013.

Deuxième solution: un gestionnaire chevronné

L'option Aubut ayant été définitivement écartée, les dirigeants de Heenan Blaikie ont choisi de remplacer le poste de président du conseil d'administration par un nouveau poste de PDG, qui aurait été confié à un gestionnaire de carrière qui aurait amorcé la restructuration du cabinet. L'été dernier, le nombre de membres au comité exécutif a été réduit de 13 à 8. Le comité a ensuite passé l'automne à tenter de recruter un PDG, au Canada comme en Grande-Bretagne.

Après qu'il eut rencontré plusieurs candidats, les discussions se sont intensifiées avec le candidat le plus intéressant: Paul Wilson, un Britannique qui est actuellement PDG de Shakespeares, un cabinet d'avocats comptant huit bureaux en Angleterre et qui a été désigné troisième cabinet d'avocats du pays aux Lawyers Awards en 2013. Avant Shakespeares, Paul Wilson, qui n'est pas avocat, a dirigé les firmes britanniques Olswang et St Philips Chambers.

Les discussions entre Heenan Blaikie et Paul Wilson se sont poursuivies jusqu'au mois de janvier, mais aucune offre officielle de contrat ne lui a été présentée. Advenant son embauche, son mandat aurait été de faire une restructuration importante du cabinet.

Mais Heenan Blaikie n'a jamais eu l'occasion de terminer ses négociations avec Paul Wilson. Fin janvier, les départs successifs ont forcé les associés à faire le point. Ceux-ci se sont réunis pour une réunion d'urgence le week-end du 31 janvier, sans toutefois trouver de solution.

Le mercredi 5 février, Heenan Blaikie annonçait sa dissolution. Vendredi, les derniers avocats déménageaient leurs effets personnels. La très grande majorité d'entre eux se sont trouvé un nouveau bureau. L'ex-premier ministre Jean Chrétien travaillera chez Dentons à Ottawa. Resté fidèle à Heenan Blaikie jusqu'à sa dissolution, Marcel Aubut a ensuite amené une trentaine d'avocats de Montréal et Québec avec lui au cabinet BCF, où il a été nommé vice-président du conseil d'administration. L'ex-codirecteur national, 

Me Robert Bonhomme, est passé chez BLG.

Heenan Blaikie est actuellement à négocier avec ses créanciers. Au terme de ces négociations, les associés pourraient bien ne pas se voir rembourser la totalité de la valeur de leur part dans la société.

Roy Heenan et Me Bonhomme n'étaient pas disponibles vendredi pour commenter le dossier de Heenan Blaikie. Paul Wilson n'a pas rappelé La Presse.




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