Europe: la Banque centrale s'attend à une hausse de l'inflation

Le vice-président de la Banque centrale européenne, Vitor... (Photo SAUL LOEB, AFP)

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Le vice-président de la Banque centrale européenne, Vitor Constancio (à gauche), s'est dit confiant sur le fait que l'inflation allait «revenir à l'objectif de moyen terme». Il participair dimanche à un séminaire réunissant des responsables des banques centrales, à Washington.

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Agence France-Presse
Washington

L'inflation en zone euro va accélérer dans la mesure où la reprise économique se poursuit, et ce malgré une déconnexion apparente entre une croissance économique solide et une faiblesse des salaires, a estimé dimanche le vice-président de la Banque centrale européenne.

Vitor Constancio s'est dit confiant sur le fait que l'inflation allait «revenir à l'objectif de moyen terme». «Ce retour reste encore largement conditionné à une politique monétaire très accommodante», a-t-il déclaré lors d'un séminaire réunissant des responsables des banques centrales à Washington.

«L'apparente déconnexion entre d'un côté la solide croissance économique et de l'autre une inflation et des salaires faibles est l'une des caractéristiques manifeste de cette reprise continue», a-t-il ajouté.

L'inflation en zone euro est restée stable en septembre, décevant les analystes qui attendaient une petite accélération, alors que la BCE songe à diminuer progressivement sa politique de soutien à l'économie.

Selon une première estimation de l'Office européen des statistiques Eurostat, l'inflation dans les 19 pays ayant adopté le monnaie unique s'est stabilisée à 1,5% en septembre, en deçà de l'objectif de la BCE d'un niveau proche de 2%.

Une inflation très légèrement inférieure à 2,0% sur un an est considérée par la BCE comme un signe de bonne santé de l'économie, car cela correspond selon elle à la définition de la stabilité des prix.

Lors de sa prochaine réunion de politique monétaire le 26 octobre, la BCE aura à décider de l'ampleur et du rythme de ses achats d'actifs à partir de 2018. Le programme est conduit actuellement au rythme de 60 milliards d'euros par mois.

La BCE pourrait réduire le montant de ses achats mensuels d'actifs tout en prolongeant ce plan de soutien à l'économie en raison d'une inflation encore trop faible, avait laissé entendre début octobre l'économiste en chef de l'institution, Peter Praet.

De son côté, le gouverneur de la Banque centrale du Japon, qui participait lui aussi au séminaire de Washington dimanche, a exhorté ses homologues à «approfondir la réflexion» sur les raisons d'une inflation et de salaires à des niveaux insatisfaisants malgré une reprise solide et un marché de l'emploi qui se tend.

«Atteindre cet objectif des 2% (d'inflation) est encore loin et la Banque du Japon va poursuivre sa politique accommodante agressive» pour atteindre cet objectif le plus tôt possible, a indiqué Haruhiko Kuroda.




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