La Russie en «stagnation» économique

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Visé par des sanctions occidentales à cause de la crise ukrainienne et affecté par la chute des prix des hydrocarbures, la Russie se trouve pour la deuxième année en récession.

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Agence France-Presse
Moscou

La Russie «est en état de stagnation» économique et doit investir dans ses infrastructures, libéraliser son marché du travail et augmenter l'âge de la retraite pour revenir à des taux de croissance élevés, a prévenu le ministre de l'Économie, Alexeï Oulioukaïev.

«La Russie se trouve en état de stagnation», écrit le ministre dans une tribune publiée jeudi dans le quotidien libéral Vedomosti.

Visé par des sanctions occidentales à cause de la crise ukrainienne et affecté par la chute des prix des hydrocarbures, le pays se trouve pour la deuxième année en récession.

M. Oulioukaïev relève «des premiers signes de reprise» et estime que l'évolution du produit intérieur brut pourrait redevenir positive en glissement annuel au troisième trimestre. «Cependant, nos calculs montrent que même en cas de prix du pétrole élevés, un retour à des taux de croissance de 5% à 7% (moyenne des années 2000, NDLR) est quasiment impossible», prévient-il.

Le ministre rejoint ainsi les voix de plus en plus nombreuses qui estiment que la crise actuelle, contrairement aux précédentes, ne sera pas suivie d'une reprise forte. Le président, Vladimir Poutine, a récemment prévenu que la croissance ne reviendrait pas d'elle-même et que le pays devait identifier «de nouvelles sources de croissance», ce que certains politologues ont interprété comme la volonté d'établir un programme économique en vue de la présidentielle de 2018.

Le ministre de l'Économie juge «réaliste» d'atteindre des taux annuels de croissance de 4%. Mais pour cela, priorité doit être donnée aux investissements, notamment dans les infrastructures.

Le ministre souligne l'importance d'attirer les investisseurs étrangers puis de prendre des mesures de soutien public aux exportations.

M. Oulioukaïev estime qu'il faut «augmenter la flexibilité du marché du travail», par exemple en favorisant la mobilité et en facilitant les licenciements.

Il se prononce également pour une hausse de l'âge du départ à la retraite, fixé depuis les années 1930 à 55 ans pour les femmes et 60 ans pour les hommes: «c'est nécessaire pas tant pour équilibrer le système de retraites que pour prolonger la vie active des futurs retraités et réduire le déficit de main d'oeuvre sur le marché».




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