Grèce: le FMI demande des objectifs «réalistes»

Le directeur du FMI pour l'Europe, Poul Thomsen, a demandé vendredi à la Grèce... (PHOTO PETROS GIANNAKOURIS, ARCHIVES AP)

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Agence France-Presse
WASHINGTON

Le directeur du FMI pour l'Europe, Poul Thomsen, a demandé vendredi à la Grèce des objectifs « réalistes » et exigé à nouveau des réformes structurelles notamment sur la fiscalité.

« Nous nous demandons comment il est possible pour un pays avec un tel niveau de chômage et de telles pressions sociales d'atteindre de tels surplus budgétaires pendant les prochains cycles politiques », s'est interrogé M. Thomsen lors d'une conférence de presse, à l'occasion des réunions de printemps du FMI.

Selon lui, la Grèce devrait prendre des « mesures héroïques » et imposer « beaucoup d'austérité » pour atteindre son objectif de 3,5 % de surplus budgétaire primaire.

« Si la Grèce et ses partenaires européens veulent maintenir cet objectif, nous pouvons y adhérer, mais nous voulons voir les mesures » que prendra le gouvernement d'Alexis Tsipras, qu'il a à nouveau incité à entreprendre des réformes structurelles, rappelant notamment que 55 % des foyers grecs ne payaient pas d'impôts.

Le FMI conditionne sa participation financière au plan d'aide grec à des réformes menées par Athènes et à l'engagement des Européens à alléger la dette du pays.

« L'allègement de la dette a besoin d'être calibré sur quelque chose que nous pensons plus réaliste », a ajouté, en allusion à l'objectif de 3,5 %.

M. Tsipras a accusé vendredi le Fonds Monétaire International (FMI) de retarder la conclusion d'un plan d'aide avec le quartet de ses créanciers (UE, FMI, BCE, MES).

« La Grèce a du mal à comprendre pourquoi le FMI insiste pour modifier le cadre des réformes qui leur assure la simplicité et l'efficacité et cherche plutôt à les rendre moins progressistes », écrit M. Tsipras dans un article publié par le Financial Times.

Les tractations sont affectées par des allégations selon lesquelles de hauts responsables du FMI oeuvreraient à favoriser un défaut grec.

La Grèce avait assuré mardi « être très près d'un accord » avec ses créanciers européens, malgré la suspension des discussions entre les deux parties sur les réformes qu'Athènes doit réaliser pendant la réunion de printemps du FMI à Washington cette semaine.




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