Le FMI prévoit un croissance modeste au Canada

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Le Canada, pays exportateur de matières premières, subit de plein fouet la baisse de leurs prix.

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Virginie Montet
Agence France-Presse
Washington

La croissance économique va se raffermir à court terme dans les pays avancés, plus solidement aux États-Unis et au Royaume-Uni, de façon plus hésitante en zone euro et au Japon, a estimé le FMI mardi dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales.

Le groupe des économies avancées - qui comprend les États-Unis, quatre pays de la zone euro, le Japon, le Royaume-Uni et le Canada -, va atteindre une modeste croissance de 2% en 2015 et 2,2% en 2016 après 1,8% en 2014.

C'est un peu moins que lors des dernières prévisions de juillet (respectivement -0,1 point de pourcentage pour 2015 et -0,2 point pour 2016).

La reprise est la plus solidement établie aux États-Unis (+2,6% en 2015 et +2,8% en 2016 après 2,4% l'année dernière) ainsi qu'au Royaume-Uni (+2,5% en 2015 et 2,2% en 2016) où il est probable que la politique monétaire sera bientôt durcie.

Cette accélération de l'expansion reste généralement «modeste», insiste le Fonds alors que la croissance de la productivité demeure faible.

La reprise est plus hésitante dans la zone euro (+1,5% cette année et +1,6% en 2016 contre +0,9% en 2014) de même qu'au Japon.

L'économie japonaise, qui s'est contractée de 0,1% l'année dernière, ne devrait rebondir que de 0,6% en 2015 et de 1% en 2016, des prévisions réduites de 0,2 point de pourcentage par le FMI.

Au sein de la zone euro, c'est l'Espagne qui va rebondir le mieux (+3,1% cette année et 2,5% en 2016) tandis que la France confirme les prévisions du FMI de juillet à +1,2% en 2015 et 1,5% en 2016.

Le Canada, pays exportateur de matières premières, subit de plein fouet la baisse de leurs prix. Il voit sa croissance passer de 2,4% l'année dernière à 1% en 2015 pour remonter à 1,7% en 2016. Le Canada est le pays avancé dont le FMI a le plus corrigé à la baisse sa prévision économique (-0,5 point par rapport à juillet pour 2015 et -0,4% pour 2016).

Globalement, la baisse des prix du pétrole et des matières premières soutient la demande des consommateurs dans la majorité des pays avancés car ils sont des importateurs nets de produits de base. Mais ils doivent s'attendre à un ralentissement de leurs exportations en raison de la baisse de la demande des pays émergents.

Divergence des politiques monétaires

Les perspectives d'inflation sont encore orientées à la baisse dans la plupart des pays avancés (+0,3% en 2015 et 1,2% en 2016, après 1,4% en 2014), toujours à cause des nouveaux reculs des prix des produits de base. Il y a même «des risques» que les prix baissent encore dans la zone euro et au Japon, avertit le Fonds.

L'inflation demeurera en tout cas largement inférieure aux objectifs des banques centrales.

Le dollar a toutes les chances de continuer à s'apprécier en raison d'une demande américaine plus solide mais surtout de l'approche d'un durcissement de la politique monétaire. Il y aura «une divergence des politiques monétaires» au sein des pays riches, rappelle le FMI enjoignant la banque centrale américaine (Fed) à s'en tenir aux données économiques avant de lancer la première hausse des taux d'intérêt après sept ans de taux proches de zéro.

Le Fonds rappelle qu'il ne voit guère de signe d'augmentation des prix aux États-Unis (+0,1% en 2015 et +1,1% en 2016) et qu'il vaudrait mieux attendre des signes tangibles de retour de l'inflation vers l'objectif de 2% de la Fed avant de commencer à resserrer la politique monétaire.

Parmi les risques qui pèsent sur les économies avancées, figure la volatilité accrue des marchés financiers «qui peut poser des problèmes pour la stabilité financière dans les pays avancés» et par ricochet sur les pays émergents.

L'autre risque à moyen terme «est un nouveau fléchissement d'une croissance déjà faible, qui signifierait une quasi-stagnation, en particulier si la demande mondiale continue de baisser tandis que les perspectives se détériorent pour les pays émergents et en développement».

Pour l'instant, une politique monétaire «accommodante» demeure «essentielle», plaide le FMI.




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