L'Espagne affiche sa plus forte croissance en six ans

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Signe d'un certain retour de la confiance en l'économie espagnole, l'agence de notation Standard & Poor's a relevé vendredi d'un cran la note de l'Espagne.

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Agence France-Presse
Madrid

L'Espagne a connu au premier trimestre sa plus forte croissance depuis 2008, 0,4% par rapport au trimestre précédent, signe d'une reprise «durable» selon la banque centrale, malgré un chômage toujours record.

Le PIB de la quatrième économie de la zone euro affiche donc un rythme plus élevé que celui enregistré en zone euro entre janvier et mars (0,2%).

«Pour la première fois après tant d'années de crise, nous commençons à entrevoir la possibilité d'une reprise graduelle et durable, fruit des avancées dans la correction des déséquilibres que nous avions accumulés et des réformes structurelles entreprises, dont les résultats commencent être se percevoir», a assuré le gouverneur de la Banque d'Espagne, Luis Maria Linde, lors d'un discours à un forum économique.

Le pays, qui a souffert doublement, en 2008, de l'explosion de sa bulle immobilière et du début de la crise financière internationale, a connu deux récessions en cinq ans.

Son secteur bancaire, particulièrement fragilisé, a bénéficié en 2012 d'un plan de sauvetage européen de plus de 40 milliards d'euros, qui s'est achevé en janvier.

L'Espagne a renoué avec la croissance au troisième trimestre 2013, avec une progression de 0,1%, et accélère depuis la cadence, avec une hausse de 0,2% au quatrième trimestre 2013 puis 0,4% entre janvier et mars, en rythme trimestriel.

Et au deuxième trimestre, la banque centrale a indiqué mercredi qu'elle notait «une prolongation de la phase de reprise de l'activité».

En rythme annuel, au premier trimestre, le PIB a augmenté de 0,5%, repassant dans le vert pour la première fois depuis mi-2011, a indiqué l'Institut national de la statistique (Ine).

Cette reprise est due à une amélioration de la demande intérieure qui contrebalance en partie une moindre contribution de la demande extérieure, selon l'Ine.

La consommation finale des ménages a augmenté de 1,6% sur un an, «comme conséquence d'une amélioration généralisée de tous les composants, que ce soit les biens ou les services», ajoute l'institut.

Ce climat de reprise a incité le gouvernement conservateur à améliorer récemment ses prévisions: il attend désormais une hausse du PIB de 1,2% en 2014 et 1,8% en 2015, puis une accélération jusqu'à 3% en 2017.

Et alors que les marchés recommencent à faire confiance à l'économie espagnole, l'agence de notation Standard & Poor's a relevé vendredi d'un cran la note souveraine, emboîtant le pas à Moody's et Fitch.

Mais le chômage reste le principal point noir, avec un taux de 25,93%, proche de son record historique. Il devrait baisser doucement dans les prochaines années, atteignant 24,9% fin 2014, pour ne passer sous les 20% qu'en 2017 (19,8%), selon les prévisions du gouvernement.

Le Fonds monétaire international (FMI) a recommandé mardi une augmentation d'impôts indirects et une baisse de cotisations sociales sur les salaires les plus faibles afin de «soutenir l'emploi et la croissance» en Espagne, tout en reconnaissant que son économie a pris un «tournant».




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