Russie: le rouble poursuit sa chute

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Le rouble subit l'effet du resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a provoqué un repli des investissements étrangers.

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Agence France-Presse
Moscou

Le rouble poursuivait lundi sa chute, après avoir déjà atteint vendredi le niveau le plus bas de son histoire face à l'euro, dans un contexte d'inquiétudes grandissantes sur la situation économique des pays émergents.

Vers 8h35, le rouble s'échangeait 47,23 roubles pour un euro, après avoir atteint 47,71 plus tôt dans la journée. Vendredi, il avait dépassé le seuil de 47 roubles pour un euro et battu son record historique établi en février 2009.

Par rapport à la devise américaine, le rouble s'échangeait à 34,59 roubles pour un dollar, ce qui n'avait plus été vu depuis mars 2009.

Le rouble subit l'effet du resserrement de la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed), qui a provoqué un repli des investissements étrangers.

Il pâtit aussi du ralentissement de l'économie russe ainsi que de la politique de la Banque centrale de Russie qui a décidé de réduire progressivement son arsenal de mesures encadrant la devise russe pour la laisser flotter librement dès 2015.

«Ce n'est pas le rouble qui faiblit, mais le dollar et l'euro qui renchérissent face à toutes les devises des marchés émergents», a souligné lundi la présidente de la Banque centrale de Russie, Elvira Nabioullina, citée par l'agence officielle Itar-Tass.

«Les États-Unis ont actuellement une croissance stable. Ce qui se passe est une nouvelle répartition et une fuite des capitaux des marchés émergents», a-t-elle ajouté.

Comme le rouble, le rand sud-africain, la livre turque ou encore le peso argentin ont particulièrement reculé et évoluent à des niveaux inédits depuis plusieurs années.

La Banque centrale russe a annoncé à la mi-janvier la fin de ses interventions quotidiennes visant à maintenir le rouble dans une certaine fourchette, limitant désormais ses achats de devises au moment où il sort de cette fourchette.

«Notre rouble est une devise de marché, et son prix n'est pas fixé de manière administrative. Le prix du rouble s'établit sous l'effet de facteurs de marché», a dit Mme Nabioullina.

Elle a souligné que la Russie jouissait d'une balance commerciale excédentaire, ce qui pourrait permettre au rouble de se raffermir plus tard.

Elle a aussi tenté de convaincre les Russes, qui gardent notamment en mémoire la dévaluation de 1998, de ne pas se ruer pour changer leurs roubles contre des devises.

«Il y a une règle d'or en économie: garder ses économies dans la devise dans laquelle on effectue ses achats», a-t-elle assuré.




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