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ONF: un projet de 110 millions, dans un marché difficile

L'immeuble de l'Office national du Film sera situé... (PHOTO FOURNIE PAR PROVENCHER ROY ASSOCIÉS ARCHITECTES)

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L'immeuble de l'Office national du Film sera situé dans l'îlot Balmoral, en marge de la place de Festivals.

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L'immeuble translucide de 13 étages qui accueillera l'Office national du Film (ONF) dans le Quartier des spectacles promet une facture visuelle inédite pour la métropole, mais celui-ci pourrait être amputé «d'un ou deux étages» si d'autres locataires de taille ne sont pas trouvés d'ici la mise en chantier.

En vertu d'un bail de 20 ans signé avec le promoteur, l'ONF occupera quatre étages de ce bâtiment, soit 100 000 pieds carrés sur un total prévu de 350 000. «On juge que c'est suffisant pour lancer le projet», a indiqué Carl Bond, directeur de la gestion immobilière de la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM), qui pilote le projet.

Or, le marché de l'immobilier commercial «n'est pas facile» en ce moment au centre-ville de Montréal, reconnaît M. Bond, et la SHDM devra «s'adapter au marché». Le projet de 110 millions de dollars pourrait ainsi être revu quelque peu à la baisse si les discussions en cours avec des locataires potentiels ne donnent pas les résultats escomptés.

«On ne prendra pas de risques indus: s'il faut enlever un ou deux étages, on va le faire», a souligné Carl Bond.

Quoi qu'il en soit, la SHDM ambitionne de pouvoir respecter le concept architectural développé par la firme Provencher Roy. La maquette actuelle prévoit un design audacieux avec des façades en «mur rideau» de verre, percées d'une large «faille lumineuse» diagonale. L'immeuble sera situé dans l'îlot Balmoral, en marge de la place de Festivals, et vise une certification LEED-Or.

Claude Provencher, associé principal du cabinet d'architecte, est confiant de voir le bâtiment se réaliser selon les plans prévus. «Je pense qu'à moins d'un tremblement de terre, on devrait aller dans cette direction-là.»

M. Provencher souligne que le projet de la SHDM bénéficie de nets avantages pour attirer d'autres locataires: il a un échéancier de réalisation précis - l'automne 2017 - et un occupant principal de choix - l'ONF - , en plus de bénéficier d'un emplacement de premier plan. Il avance que l'impact architectural serait «marginal» si la SHDM décidait de retrancher un ou deux étages, ce dont il doute.

Inoccupation en hausse

Il reste que le marché des immeubles de bureaux traverse une période difficile en ce moment dans la métropole. La faible création d'emplois ne justifie pas la location de gros blocs d'espace par les entreprises, et plusieurs ont même réduit la surface qu'elles occupaient dans les tours existantes. En parallèle, une série de projets neufs se battent entre eux pour attirer les gros locataires potentiels; certains végètent depuis des années.

Selon la firme Jones Lang Lasalle, le taux d'inoccupation s'élevait à 8,5% au centre-ville au deuxième trimestre, et à 11,1% dans le Grand Montréal. L'agence prévoit que 2,75 millions de pieds carrés de bureaux s'ajouteront dans la région métropolitaine d'ici 2018 (dont 2,1 millions attribuables aux constructions neuves), ce qui contribuera à une détérioration des conditions de marché pour les propriétaires.

La SHDM se montre confiante. La société paramunicipale fera ses présentations au comité exécutif de la Ville de Montréal au cours des prochains mois, et elle espère pouvoir commencer l'excavation du terrain à l'automne 2015.

L'objectif est que l'ONF puisse commencer à emménager à l'automne 2017, ce qui coïncidera avec les fêtes du 375e de Montréal, a expliqué Carl Bond.




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