Solarcan et Laflamme retournent en mains québécoises

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«La transaction d'aujourd'hui prouve hors de tout doute qu'en nous associant ensemble [les fonds fiscalisés], on a une force d'appui à l'économie du Québec, a dit Normand Chouinard, premier vice-président aux investissements du Fonds FTQ.

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André Dubuc
André Dubuc
La Presse

Numéro un dans l'industrie québécoise des portes et fenêtres au Québec, Groupe Atis, propriétaire des marques Solarcan et Laflamme, est racheté par un trio de fonds, à savoir le Fonds de solidarité FTQ, Fondaction CSN et Capital coopératif Desjardins.

La transaction de 81,5 millions de dollars a pour objectif de rapatrier la propriété de l'entreprise au Québec tout en donnant une nouvelle poussée de croissance à Atis qui détient 9 usines et 19 magasins et compte 1400 employés.

Des neuf usines, cinq sont au Québec. Atis en possède deux à Québec, deux à Terrebonne et l'usine d'Altek en Beauce. En tout, 900 Québécois y travaillent, dont 15 au siège social du fabricant à Longueuil, où l'on a annoncé publiquement la transaction hier en présence de représentants des trois fonds fiscalisés.

«La transaction d'aujourd'hui prouve hors de tout doute qu'en nous associant ensemble [les fonds fiscalisés], on a une force d'appui à l'économie du Québec, a dit Normand Chouinard, premier vice-président aux investissements du Fonds FTQ. On est capable de réaliser une transaction d'envergure pour permettre le développement futur du Groupe Atis.»

Forte présence du Fonds de solidarité

Des trois fonds, c'est le Fonds de solidarité qui injecte le plus d'argent dans Atis. M. Chouinard n'a pas voulu être plus précis. Réunis, les trois fonds sont majoritaires dans l'entreprise.

Le propriétaire d'Atis jusqu'à la transaction d'hier était le fonds de capitaux privés Cyprium Investment Partners, de Cleveland. «Ce fonds en était un de 10 ans qui arrivait à expiration et c'est cet élément qui a fait qu'on a pu racheter l'entreprise avec des investisseurs québécois», a expliqué Robert Doyon, qui reste actionnaire et président et chef de la direction d'Atis. D'autres membres de la direction continuent d'être actionnaires minoritaires.

Le vendeur Cyprium parle d'une transaction d'une valeur de 140 millions, chiffre qui inclut la dette prise en charge par les nouveaux propriétaires, précise Patrick McQuilken, conseiller aux relations de presse du Fonds FTQ.

Pendant la période Cyprium, Atis a joué le rôle de consolidateur de l'industrie depuis 2004. Un processus qui a commencé avec le rachat de Laflamme portes et fenêtres, de Saint-Apollinaire, au sud de Québec, et de Solarcan.

Doubler le chiffre d'affaires

Robert Doyon a un plan de match extrêmement précis pour les prochaines années. Il veut doubler le chiffre d'affaires de l'entreprise d'ici cinq ans par croissance organique et par acquisitions. Présentement, Atis est dans le top 3 des fabricants de portes et fenêtres au Canada.

Les entrepreneurs de cette industrie très fragmentée prennent de l'âge. Atis y voit une occasion de croître par acquisitions. Dans les six derniers mois, le groupe a racheté trois entreprises québécoises se trouvant exactement dans ce cas de figure.

«Par croissance organique, on voudrait faire passer notre part de marché de 6,9 à 8,5 % au Canada», a précisé M. Doyon en conférence de presse. Il veut faire des acquisitions dans l'ensemble du pays et quelques-unes aux États-Unis. Atis exploite déjà quatre usines dans les Maritimes, à Toronto et à Vancouver.

Atis en un coup d'oeil

> Fabricant de portes et fenêtres

> Propriétaire des marques Solarcan, Laflamme, Vimat, Altek et SDI

> Chiffre d'affaires de 200 millions (90 millions au Québec)

> Parts de marché: 17,5 % au Québec; 6,9 % au Canada




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