Noveko sous la protection de la Loi sur la faillite

André Leroux, PDG de Noveko et Alain Bolduc,... (Photo David Boily, archives La Presse)

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André Leroux, PDG de Noveko et Alain Bolduc, président et chef des opérations.

Photo David Boily, archives La Presse

Noveko International a pris les grands moyens pour se restructurer en toute tranquillité. L'entreprise de Boucherville, qui se spécialise dans des produits de filtration de l'air, s'est placée sous la protection de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité.

«Nous avons décidé de prendre les devants, a déclaré le président et chef de la direction de Noveko, André Leroux, dans une entrevue téléphonique avec La Presse Affaires. Il y avait de la pression de la part de certains créanciers qui envisageaient des démarches légales pour récupérer leur argent.»

Il a affirmé que Noveko était en discussion avec des investisseurs pour recapitaliser l'entreprise, et que de telles initiatives de la part de créanciers auraient pu tout faire dérailler.

«Nous n'avons pas l'intention de faire faillite, a soutenu M. Leroux. Nous voulons faire une proposition à nos créanciers. En nous mettant sous la protection de la loi, nous serons à l'abri des démarches judiciaires pour une période initiale de 30 jours.»

Il a indiqué que l'entreprise devra probablement demander au tribunal une prolongation de 45 jours pour compléter sa recapitalisation.

Noveko recherche un acheteur ou, préférablement, un partenaire, financier ou stratégique, pour poursuivre ses activités. Il pourrait s'agir d'un concurrent, d'un distributeur ou même d'un utilisateur.

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Déjà, des gens qui étaient intéressés à Noveko mais qui «branlaient dans le manche», pour reprendre les mots de M. Leroux, sont de retour à la table de discussion depuis l'annonce de la décision de se placer sous la protection de la Loi sur la faillite. «Ça enlève une certaine inquiétude pour ces gens-là», a déclaré M. Leroux.

Le président de Noveko a indiqué que l'entreprise était trop endettée.

«Nous n'arrivions pas à générer suffisamment de revenus pour générer des flux de trésorerie positifs, a-t-il expliqué. Mais nous y sommes presque, et c'est ça qui est frustrant. Nous commençons à faire nos frais, mais il y avait beaucoup de retards pour les financiers.»

Cela fait déjà quelques années que Noveko tire le diable par la queue. En août 2013, la Bourse de Toronto a radié ses actions et, quelques semaines plus tard, Noveko a fait savoir qu'elle ne pourrait pas divulguer ses états financiers parce qu'elle n'était pas en mesure d'acquitter les honoraires des vérificateurs externes.

L'entreprise, qui a déjà employé une centaine de personnes, ne compte plus qu'une quinzaine d'employés.

«Ce n'est pas facile à vivre quand, tous les jours, tu as des gens qui te réclament des sommes et qui menacent de te poursuivre, a raconté M. Leroux. Comme nous avons fait beaucoup de rationalisation, nous ne sommes pas nombreux. Nous préférons utiliser nos ressources à améliorer nos ventes et nos revenus plutôt que d'être toujours en train de nous défendre.»




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