Libre-échange UE/É.-U: Obama rejette les critiques

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«J'ai bataillé pendant toute ma carrière politique, et en tant que président, pour renforcer la protection des consommateurs. Je n'ai pas l'intention de signer un accord qui l'affaiblirait», a dit Barack Obama à l'issue d'un sommet entre l'UE et les États-Unis.

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Agence France-Presse
BRUXELLES

Le président américain Barack Obama a rejeté mercredi les critiques contre le futur accord de libre-échange entre l'Union européenne et les États-Unis, et assuré qu'il ne permettrait pas que la protection de l'environnement et des consommateurs soit affaiblie.

«Nos opinions publiques, aussi bien en Europe qu'aux États-Unis, ont des questions légitimes», notamment pour savoir «si des victoires difficilement gagnées en matière de protection des consommateurs ou de l'environnement seront préservées et non affaiblies», a déclaré M. Obama au cours d'une conférence de presse à Bruxelles.

«J'ai bataillé pendant toute ma carrière politique, et en tant que président, pour renforcer la protection des consommateurs. Je n'ai pas l'intention de signer un accord qui l'affaiblirait», a-t-il assuré à l'issue d'un sommet entre l'UE et les États-Unis.

Il s'exprimait aux côtés des présidents de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et du Conseil européen, Herman Van Rompuy.

De même, «je me bats pour renforcer la protection de l'environnement aux États-Unis, et je n'ai aucun intérêt à signer un accord qui affaiblirait les normes environnementales», a insisté M. Obama.

Concernant la possibilité d'instaurer des tribunaux d'arbitrage pour régler les différends entre les entreprises et les États, un des points qui suscitent le plus d'inquiétude auprès de l'opinion publique européenne, «je conseille à tout le monde d'attendre de voir ce qui sera effectivement négocié avant de s'engager dans des spéculations, quelles qu'elles soient», a-t-il dit.

Les soupçons en la matière sont «parfois infondés, et reflètent parfois des modèles obsolètes d'accords commerciaux», a-t-il ajouté.

M. Barroso a rappelé que la Commission avait «reçu un mandat clair», qui «ne permet en aucune manière d'affaiblir les standards» de protection de l'environnement et des consommateurs.

Il a jugé qu'il fallait «accepter un mécanisme de reconnaissance mutuelle» des normes américaines et européennes, et plaidé pour une réduction des barrières non tarifaires.

Selon Bruxelles et Washington, qui souhaitent le conclure d'ici la fin de l'année prochaine, l'accord de libre-échange pourrait stimuler l'économie européenne de 120 milliards d'euros par an et l'économie américaine de 95 milliards.




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