Le premier ministre canadien Stephen Harper a reconnu vendredi en plaisantant avoir des «faiblesses», mais pas «les mêmes» que son homologue italien Silvio Berlusconi empêtré dans des scandales sur sa vie privée, et que M. Harper a jugé «très énergique».

«Comme le premier ministre Berlusconi, j'ai beaucoup de faiblesses, mais ce ne sont pas les mêmes», a déclaré M. Harper en suscitant des rires lors de sa conférence de presse finale du sommet du G8. «J'ai été accusé de beaucoup de choses au Canada, mais je ne m'attends pas à ce genre de choses», a dit M. Harper, en réponse à une question sur les problèmes récents de l'hôte du sommet.

Plutôt austère, le premier ministre canadien, religieux et père de deux jeunes enfants, est la cible de critiques au Canada sur sa politique mais pas sur sa vie privée.

Ce n'est pas le cas du chef du gouvernement italien, empêtré dans plusieurs affaires concernant sa vie privée, qu'il s'agisse de la nature de sa relation avec une jeune fille de 18 ans, des déclarations de sa femme l'accusant de fréquenter des mineures ou de la publication de photos montrant de jeunes filles dénudées dans sa villa de Sardaigne. «Ce ne sont que des mensonges», avait-il assuré avant le sommet.

M. Berlusconi (72 ans) «est en grande forme» pour un septuagénaire. «Il est très énergique et un hôte merveilleux», a poursuivi M. Harper en soulignant qu'il était populaire dans son pays.

M. Harper a dit avoir un «seul problème avec M. Berlusconi»: la qualité de ses cadeaux qui risquerait de lui valoir des «problèmes avec le commissaire à l'éthique» à son retour. «Je prendrai bien soin de tout déclarer», a conclu M. Harper.