Le pétrole termine en hausse à New York

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«Il y a eu des informations ce (mardi) matin indiquant que les Saoudiens allaient réduire leurs exportations», a mis en avant Bill O'Grady de Confluence Investment pour expliquer la bonne tenue des cours.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont terminé en hausse mardi entre interrogations sur une baisse potentielle des exportations saoudiennes et doutes sur le respect des quotas de production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) par l'Équateur.

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI), référence américaine du brut, a progressé de 38 cents à 46,40 dollars sur le contrat pour livraison en août au New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a clôturé à 48,84 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 42 cents par rapport à la clôture de lundi.

«Il y a eu des informations ce (mardi) matin indiquant que les Saoudiens allaient réduire leurs exportations», a mis en avant Bill O'Grady de Confluence Investment pour expliquer la bonne tenue des cours.

L'Arabie saoudite est le premier exportateur de brut au monde et fait figure de membre dominant de l'OPEP, engagée depuis le début de l'année dans une réduction de sa production qui doit se poursuivre jusqu'en mars 2018.

Ce possible recul des exportations «est probablement saisonnier», a nuancé Bill O'Grady. «L'Arabie saoudite continue d'utiliser beaucoup de pétrole pour produire son électricité. Nous sommes en plein été, les températures dans cette partie du monde deviennent très élevées et l'électricité sert à la climatisation», a-t-il expliqué.

«Les prix du brut ont été soutenus par la faiblesse renouvelée du billet vert, alors que le Congrès américain a souffert d'un nouveau revers» avec l'échec de la réforme du système de santé, a ajouté Michael van Dulken, analyste chez Accendo Markets.

Le dollar évolue au niveau le plus bas depuis septembre face à un panier de six devises matérialisé par le Dollar Index.

La baisse du dollar, monnaie de référence pour les échanges du pétrole, permet aux investisseurs utilisant d'autres devises d'effectuer des achats à bon compte.

Libye et Nigeria

«Les récents évènements impliquant l'OPEP et le prix du pétrole posent la question de savoir si le cartel a perdu la main qu'il avait sur le marché mondial», a complété Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

«Le marché s'inquiète toujours d'un niveau conséquent d'excès de l'offre particulièrement après avoir vu l'Équateur annoncer, même si c'est un petit producteur, qu'ils allaient augmenter leur production parce qu'ils ont besoin de rentrées d'argent», a détaillé Andy Lipow de Lipow Oil Associates.

«Nous avons besoin de fonds pour les caisses de l'État et nous avons donc pris la décision d'accroître peu à peu notre production», a déclaré lundi le ministre du Pétrole Carlos Pérez à une télévision locale.

Même si cela ne représente qu'un montant relativement faible de pétrole supplémentaire sur le marché mondial, cela ouvre une brèche dans le front uni que l'OPEP s'échinait à afficher jusque là.

Cependant, à l'issue d'une conversation mardi avec le ministre de l'Énergie d'Arabie saoudite, M. Pérez a assuré dans un communiqué que l'Équateur continuerait à soutenir les efforts en vue d'une stabilisation du marché.

Autre front pour le cartel pétrolier, «les exemptions que l'OPEP avait donné à deux de ses membres sont revenues pour hanter le cartel, qui pourrait désormais avoir à demander au Nigeria comme à la Libye de réduire leur production», a ajouté Lukman Otunuga.

La production des deux producteurs africains a largement rebondi ces derniers mois et ils ont été invités à la prochaine réunion technique de suivi de l'accord, le 24 juillet à Saint-Pétersbourg.

Les marchés attendaient par ailleurs la publication mercredi en cours de séance des données hebdomadaires du Département américain de l'Énergie (DoE) sur les réserves américaines.

Selon la médiane d'un consensus d'analystes interrogés par l'agence Bloomberg, les réserves de brut auraient reculé de 3,5 millions de barils, celles d'essence de 1,3 million de barils tandis que celles de produits distillés auraient augmenté de 1,2 million de barils pour la semaine achevée le 14 juillet.

Les deux semaines précédentes, les stocks américains de brut avaient fortement reculé.




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