Le pétrole tire le meilleur de chiffres mitigés aux É.-U.

Vers 9h00, le cours du baril de «light... (PHOTO ARCHIVES BLOOMBERG)

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Vers 9h00, le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juin, qui avait déjà terminé au plus haut de l'année la veille, gagnait 72 cents à 44,76 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont monté mercredi au plus haut de l'année après des chiffres mitigés sur l'offre américaine, les investisseurs préférant retenir une baisse de la production plutôt qu'une progression des stocks.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en juin a gagné 1,29 dollar à 45,33 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), terminant pour la seconde séance de suite à un niveau de clôture sans précédent depuis novembre.

En hausse dès l'ouverture, les cours pétroliers ont brièvement flanché après la publication par le département de l'Énergie (DoE) des États-Unis de ses chiffres hebdomadaires sur l'état de l'offre américaine.

«Les stocks de brut ont monté, ce qui a poussé quelques investisseurs à passer à la vente», a remarqué Gene McGillian, de Tradition Energy.

Néanmoins, les marchés pétroliers ont vite semblé se faire à cette progression, alors même qu'elle porte les réserves américaines au plus haut depuis 1929, et sont repartis en hausse pour le reste de la séance.

«On dirait que le marché s'est concentré sur une nouvelle baisse hebdomadaire de la production américaine», a expliqué M. McGillian, évoquant aussi la solidité de la demande d'essence.

Dans le contexte général de surabondance mondiale, beaucoup d'investisseurs considèrent comme une lueur d'espoir le déclin persistant de la production américaine, récemment passée sous les neuf millions de barils par jour (bj).

Les cours semblent d'ailleurs obéir depuis le début du mois à un mouvement général d'optimisme, qui laisse perplexes certains observateurs, puisqu'ils ont enregistré trois semaines consécutives de hausse malgré l'échec à la mi-avril de négociations entre pays producteurs, en l'absence des États-Unis, mais avec la participation de la plupart des membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

«C'est comme une boule de neige qui devient de plus en plus grosse: on profite d'une dynamique qui est liée à des raisons techniques avant toute autre chose», a relativisé Matt Smith, de ClipperData.

Il précisait que certains investisseurs étaient tout simplement poussés à l'achat par le passage de seuils jugés symboliques, que les cours pétroliers franchissent peu à peu après avoir chuté en début d'année au plus bas depuis 2003.




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