Le pétrole baisse, rattrapé par ses fondamentaux

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Les cours du Brent et du WTI, qui ont légèrement rebondi en début de séance, profitant d'achats spéculatifs consécutifs à l'annonce de nouveaux bombardements français en Syrie, sont ensuite repartis à la baisse en début d'après-midi en Europe.

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole repartaient dans le rouge lundi en fin d'échanges européens, après avoir tenté un éphémère rebond sur fond d'incertitudes géopolitiques dans le sillage des attentats de Paris, finalement rattrapés par des préoccupations persistantes sur l'excès d'offre.

Vers 12h05, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en janvier, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, valait 43,53 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en repli de 94 cents par rapport à la clôture de vendredi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en décembre lâchait 19 cents à 40,55 dollars.

Les cours du Brent et du WTI, qui ont légèrement rebondi en début de séance, profitant d'achats spéculatifs consécutifs à l'annonce de nouveaux bombardements français en Syrie, sont ensuite repartis à la baisse en début d'après-midi en Europe.

Vendredi, des attaques revendiquées par l'organisation État islamique (EI) ont fait au moins 129 morts et 352 blessés dans une salle de spectacle, plusieurs bars et restaurants parisiens ainsi qu'au Stade de France, les attentats les plus sanglants de l'histoire de la France.

En représailles, Paris a bombardé massivement dimanche le fief de l'EI à Raqa, dans le nord de la Syrie, ce qui a entraîné un bref rebond des cours du brut, qui avaient perdu quelque 8% la semaine dernière.

«Le rebond des cours du pétrole peut en effet avoir été encouragé par des risques géopolitiques accrus. Mais les investisseurs ont rapidement réalisé que les bombardements visant les cibles de l'État islamique sont pour l'essentiel loin de la plupart des principaux terminaux pétroliers, et donc ne devraient causer aucune véritable interruption de l'offre», notait Fawad Razaqzada, analyste chez Forex.com.

«Comme pour le CAC 40 ce matin, le pétrole a connu une réaction épidermique en matinée liée aux attentats, mais ce mouvement a tourné court rapidement», observait de son côté Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque.

Selon ce dernier, le marché ne dispose pas aujourd'hui d'informations promptes à entraîner un regain d'aversion au risque durable sur le marché pétrolier, même pas l'intensification des frappes de la coalition en Syrie.

Ainsi, M. Razaqzada comme M. Dembik relevaient que les mêmes préoccupations continuent à dominer le marché et à peser sur les prix, à savoir une offre excédentaire que ne parvient pas à épuiser une demande qui suscite par ailleurs de plus en plus d'inquiétudes.

Des rapports de l'Agence internationale de l'Énergie (AIE), du département américain de l'Énergie et de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) sur l'état des réserves mondiales de brut publié la semaine dernière ont fait plonger les cours du Brent et du WTI, ces derniers atteignant vendredi leurs plus bas en deux mois et demi.

«La combinaison de signes consistants et clairs de l'existence d'une offre excédentaire agressive sur les marchés et d'un ralentissement de la demande de matières premières en raison d'inquiétudes mondiales, ont joué un rôle-clé dans le déclin du WTI à un nouveau plus bas en deux mois», soulignait de son côté Jameel Ahmad, analyste chez FXTM, estimant que le pétrole échangé à New York risquait de repasser à court terme sous la barre des 40 dollars.




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