Le pétrole plombé par la hausse de la production américaine

Les cours du pétrole se repliaient mercredi en fin d'échanges européens, les... (PHOTO NICK OXFORD, REUTERS)

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Agence France-Presse
Londres

Les cours du pétrole se repliaient mercredi en fin d'échanges européens, les investisseurs accueillant froidement l'augmentation des stocks de brut aux États-Unis, due essentiellement à une nouvelle hausse de la production américaine.

Vers midi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en décembre valait 48,95 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 1,59 dollar par rapport à la clôture de mardi.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance perdait 1,34 dollar à 46,56 dollars.

Après avoir évolué prudemment à proximité de l'équilibre, les cours du Brent et du WTI se sont enfoncés dans le rouge, annulant leur rebond de la veille, dans le sillage des dernières statistiques hebdomadaires des réserves de pétrole aux États-Unis.

«L'augmentation des stocks de brut et la hausse continue de la production américaine expliquent la pression sur les prix du pétrole», relevait Abhishek Deshpande, analyste chez Natixis, estimant que le gros de la hausse était imputable à l'augmentation de la production américaine de brut ainsi qu'aux faibles cadences des raffineries, bien que leur période de maintenance saisonnière touche à sa fin.

Lors de la semaine achevée le 30 octobre, les réserves commerciales de brut ont progressé de 2,8 millions de barils pour atteindre 482,8 millions de barils, alors que les experts interrogés par l'agence Bloomberg s'attendaient à une hausse de 2,5 millions.

Le chiffre du ministère américain de l'Énergie est en revanche conforme à l'estimation de l'association professionnelle American Petroleum Institute (API), qui avait déjà fait état mardi soir d'une augmentation de 2,8 millions de barils.

«La chute plus importante que prévu des stocks d'essence est contrebalancée par la baisse plus modérée qu'espéré des produits distillés. Pendant ce temps, la production a poursuivi sa consolidation, progressant de 48 000 barils par jour», observait Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Les réserves d'essence ont baissé de 3,3 millions de barils la semaine dernière, soit bien plus que ne l'attendaient les analystes de Bloomberg (-1,25) et un peu plus que ne l'attendait l'API (-3 millions).

Les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) ont pour leur part reflué de 1,3 million de barils, moins que ne le prévoyaient les experts de Bloomberg (-2 millions) mais bien plus que ce qu'anticipait l'API (-200 000 barils).

Très surveillée par les analystes, la production américaine a encore progressé, à hauteur de 48 000 barils par jour, pour s'établir à 9160 millions de barils par jour (mbj).

Ainsi, selon M. Hansen, la hausse de la production américaine de brut et le renforcement du dollar, qui pénalise les acheteurs munis d'autres devises car les prix du pétrole sont libellés en billet vert, sont les deux principaux facteurs ayant tiré les prix vers le bas




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