La tournée Hydro One s'arrête à Montréal

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Les dirigeants de Hydro One ont commencé la journée d'hier en déjeunant avec une vingtaine de gestionnaires de portefeuille dans les bureaux de RBC au centre-ville de Montréal. Les banquiers de RBC agissent comme cochefs de file du syndicat de preneurs fermes.

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Richard Dufour

Les principaux dirigeants de Hydro One étaient de passage à Montréal, hier, pour tenter de convaincre les investisseurs de participer au premier appel public à l'épargne de l'entreprise qui exploite le plus important réseau de transport d'électricité en Ontario.

C'était le seul arrêt au Québec prévu au calendrier de cette tournée promotionnelle (roadshow). Cette tournée, qui précède l'inscription en Bourse de Hydro One, est maintenant à mi-parcours. Les dirigeants de Hydro One ont pris l'avion pour New York en fin de journée, hier, et seront à Boston à la fin de la semaine. Ils fileront à Chicago au début de la semaine prochaine avant de revenir à Toronto pour conclure la tournée.

Plus tôt cette semaine, la haute direction était à Toronto et s'était déplacée à Vancouver et à Winnipeg la semaine dernière pour y rencontrer des investisseurs de l'Ouest canadien.

Les dirigeants de Hydro One ont commencé la journée d'hier en déjeunant avec une vingtaine de gestionnaires de portefeuille dans les bureaux de RBC au centre-ville de Montréal. Les banquiers de RBC agissent comme cochefs de file du syndicat de preneurs fermes.

En début d'après-midi, une centaine de personnes, essentiellement des investisseurs, des courtiers et des analystes, ont à leur tour pu assister à la présentation des patrons de Hydro One dans une salle de conférence d'un hôtel de la rue de la Montagne, au centre-ville de Montréal. Des dizaines de chaises ont dû être ajoutées à la toute dernière minute pour accommoder tous ceux qui s'étaient déplacés.

Cette rencontre du midi, d'une durée d'environ une heure, a débuté avec une vidéo de trois minutes. Le PDG Mayo Schmidt et le chef des finances Michael Vels ont ensuite pris la parole. Ils ont souligné les faits saillants en matière d'investissement, notamment les flux de trésorerie réglementés stables, le profil de croissance interne «robuste et prévisible», la position de chef de file en Ontario et le cadre à tarifs réglementés «cohérent et stable».

Période de questions

Une période de questions d'une trentaine de minutes a suivi. Adam, un courtier affilié à une des six grandes banques canadiennes, dit avoir trouvé très utile la présentation des dirigeants de Hydro One. «Ça m'a permis de clarifier certains éléments qui me semblaient confus. Je comprends maintenant mieux comment la société opère.»

De son côté, Jérémy, un analyste affecté à la recherche dans le secteur des services publics et de l'énergie renouvelable pour une institution financière québécoise, en était à sa troisième rencontre avec les dirigeants de Hydro One. «J'ai assisté à d'autres rencontres à Toronto. J'écoute attentivement ce que les dirigeants racontent afin de voir s'ils vont révéler des éléments nouveaux d'une présentation à l'autre.»

Jusqu'ici, Jérémy soutient que le discours est uniforme. «Ça me fait dire que les dirigeants maîtrisent bien leur discours.»

Cet analyste croit par ailleurs que l'émission d'actions va bien «se vendre». «Le prix est bon et il a tout intérêt à l'être, car le gouvernement ontarien voudra revenir voir les marchés éventuellement pour diminuer de nouveau sa participation dans la société.»

Le gouvernement ontarien conserva 85% des actions de Hydro One au terme du premier appel public à l'épargne. Le chef des finances, Michael Vels, a indiqué hier que le gouvernement de l'Ontario espère diminuer sa participation à 40% d'ici trois ans.

Cet élément est d'ailleurs un des points négatifs soulevés par Eric Gibouleau, gestionnaire de portefeuille chez Dorchester Gestion d'actifs, qui a pu déjeuner avec les dirigeants de Hydro One hier matin. «Ça met un plafond sur le titre, car tu sais qu'aussitôt que l'action va bien performer, la province de l'Ontario voudra vendre une portion additionnelle de ses actions.»

Eric Gibouleau soutient néanmoins qu'il va passer une commande pour ses clients. «Ça peut être intéressant pour des clients qui recherchent du revenu. Le dividende offrira un rendement de 4,0 à 4,4%, et le ratio de distribution de 70 à 80% me semble raisonnable.»

Meilleure gestion possible

Il souligne par ailleurs qu'étant donné que Hydro One est une société d'État, il y a probablement du «gras à couper» et des choses à changer qui feront en sorte que l'entreprise sera mieux gérée. «Ça devrait aider les marges bénéficiaires.»

L'évaluation lui paraît juste par rapport aux comparables. À cet égard, la direction de Hydro One fait valoir que le «meilleur» comparable est la société Emera, dont le siège social est situé à Halifax, en Nouvelle-Écosse. Enbridge, Fortis, TransCanada et Canadian Utilities sont d'autres titres qui peuvent servir de point de comparaison pour évaluer Hydro One.

Eric Gibouleau s'attend à ce que l'émission soit sursouscrite et que le prix initial de l'action soit fixé dans le haut de la fourchette prévue, soit de 19$ à 21$.

Les actions de Hydro One devraient commencer à se négocier à la Bourse de Toronto durant la première semaine de novembre.

HYDRO ONE EN CHIFFRES

96%

Part du marché de la transmission d'énergie électrique détenue par Hydro One en Ontario

23 milliards

Valeur de l'actif

1,2 million

Nombre de clients desservis par Hydro One

De 19$ à 21$

Prix initial prévu de l'action

4%

Rendement initial attendu du dividende

1,7 milliard

Valeur envisagée de l'émission de 15% des actions de Hydro One

1999

Cette année-là, Ontario Hydro a été divisée en trois sociétés d'État distinctes, dont Hydro One est devenue responsable de la transmission d'électricité.




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