Bois d'oeuvre: l'entente entre le Canada et les États-Unis expire lundi

Environ 145 000 emplois sont générés par l'industrie... (Photo Patrick Sanfaçon, archives La Presse)

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Environ 145 000 emplois sont générés par l'industrie et quelque 40% des communautés rurales de la Colombie-Britannique en dépendent.

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Dirk Meissner
La Presse Canadienne
VICTORIA

L'entente sur le bois d'oeuvre entre le Canada et les États-Unis expire lundi, et la Colombie-Britannique croit que le renouvellement de cet accord commercial devrait être une priorité pour le prochain gouvernement fédéral qui sera élu dans quelques jours.

La première ministre Christy Clark a affirmé que le premier sujet de discussions avec son homologue fédéral portera sur l'importance de renouveler l'entente avec les États-Unis.

Les producteurs de bois et les communautés de la province dépendent d'un tel partenariat et ils veulent éviter à tout prix un litige commercial «inutile» avec leur principal client, a expliqué Mme Clark lors d'une déclaration à l'assemblée législative de la province.

Ainsi, lorsque le prochain gouvernement sera formé plus tard au cours du mois, c'est la première question qu'elle soulèvera auprès des élus fédéraux, a-t-elle ajouté.

L'accord de 2006 s'était conclu après cinq ans de batailles devant les tribunaux et a permis aux producteurs canadiens d'engranger 4 milliards $ sur les 5 milliards $ qui étaient exigés auparavant en tarifs douaniers par les États-Unis. De ce nombre, plus de la moitié, soit 2,4 milliards $, ont été versés aux entreprises de la Colombie-Britannique.

Au cours des deux dernières années, la province de l'ouest a travaillé avec le gouvernement fédéral sur une prolongation ou un renouvellement de l'entente sur le bois d'oeuvre. Jusqu'à maintenant, toutefois, les États-Unis ont été réticents à ouvrir de nouvelles négociations, selon la première ministre Clark.

L'entente actuelle comporte une clause qui permet de la maintenir en vigueur encore pendant un an et qui empêche les États-Unis d'adopter des mesures commerciales contre les producteurs canadiens.

«Je crois que c'est un enjeu important tant pour les producteurs américains que canadiens. Nous sommes optimistes que c'est un enjeu qui obtiendra l'attention urgente du nouveau gouvernement pour trouver un moyen d'avancer», a soutenu Susan Yurkovich, la porte-parole du Conseil du commerce du bois d'oeuvre de la Colombie-Britannique.

Le conseil représente la majorité de l'industrie des producteurs de la province.

La Colombie-Britannique est la plus grande productrice de bois d'oeuvre au pays - 55% des exportations vers les États-Unis proviennent de cette province, selon le ministère des Forêts.

Environ 145 000 emplois sont générés par l'industrie et quelque 40% des communautés rurales de la Colombie-Britannique en dépendent.

Les exportations de bois d'oeuvre vers l'Asie, surtout en Chine, ont augmenté dans les dernières années, mais les Américains demeurent le client principal de la province.

En 2006, lorsque l'entente sur le bois d'oeuvre a été signée, les exportations vers les États-Unis étaient estimées à 4,3 milliards $ et vers la Chine, à 82 millions $. En 2014, les exportations vers les États-Unis représentaient 3 milliards $ et vers la Chine, 1,43 milliard $.

«Bien que nous pensions qu'un nouvel accord est possible, nous nous préparons activement à défendre l'industrie de la Colombie-Britannique contre tout recours potentiel légal par les États-Unis comme nous l'avons déjà fait avec succès par le passé», a déclaré Mme Yurkovich.




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