Le pétrole recule à New York de peur d'un accord avec l'Iran

Les cours du pétrole ont reculé une nouvelle fois lundi à New York, de peur... (PHOTO HASAN JAMALI, ARCHIVES AP)

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont reculé une nouvelle fois lundi à New York, de peur qu'un éventuel accord préliminaire entre l'Iran et les grandes puissances annonce l'afflux de pétrole supplémentaire sur le marché.

Le prix du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai a perdu 19 cents à 48,68 dollars à la clôture sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le cours du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en mai a également reculé de 12 cents à 56,29 dollars, sur l'Intercontinental Exchange (ICE).

«Le marché semble prêter la plus grande attention aujourd'hui aux pourparlers sur le nucléaire iranien, avec les négociateurs qui essaient d'arriver à un accord de principe avant la date limite qu'ils se sont fixée au 31 mars», a expliqué Tim Evans, chez Citi.

«Même si un accord à ce stade ne serait pas inattendu, nous pensons qu'il serait un nouveau facteur de baisse, rapprochant la perspective d'un retour des exportations et de la production iraniennes», a-t-il ajouté.

«C'est la dernière chose qu'il faut à un marché qui souffre déjà de surabondance», a noté Robert Yawger chez Mizuho Securities.

Le marché a cependant comblé une partie de ses pertes en fin de séance, à peu près au moment où le secrétaire d'État américain John Kerry a fait état de «difficultés» persistantes.

En effet «l'absence d'accord encouragerait probablement un rebond réflexe de court terme», a souligné Matt Smith chez Schneider Electric, et toute indication d'un risque que les pourparlers tournent court peut justifier un mouvement d'achat.

M. Kerry a déclaré sur CNN qu'«il y a toujours des points difficiles. Nous travaillons très dur pour les résoudre, nous allons travailler tard dans la nuit et demain, avec l'objectif de parvenir à quelque chose», a-t-il ajouté.

Parallèlement, a noté M. Evans, «la production et les exportations libyennes continuent à tranquillement dépasser les attentes du marché», ce qui pèse également sur les cours.

Plus généralement, M. Yawger a souligné que le marché reste très corrélé avec l'évolution du dollar. Il a donc logiquement souffert lundi du regain de vigueur du billet vert. Il ne fallait plus vers 14 h que 1,0820 dollar pour acheter un euro, contre 1,0890 vendredi.

«La force du dollar pèse sur le marché (du pétrole), c'est souvent le cas», a noté M. Yawger.

M. Yawger soulignait aussi que le dernier rapport du ministère américain de l'Énergie avait fait état de stocks record et d'une production au plus haut aux États-Unis, ce qui n'engage guère les investisseurs à acheter du pétrole.

Alors qu'un autre analyste, James Williams, chez WTRG Economics, a estimé que «la production est sur le point de partir en baisse», M. Yawger a souligné que même lorsque ce point sera atteint, ce sera à un moment où les stocks sont déjà au plus haut et tardent à s'écouler, ne justifiant guère d'enthousiasme chez les investisseurs.




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