Le pétrole rebondit au-dessus des 50 dollars le baril

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Les prix du pétrole ont perdu plus de la moitié de leur valeur depuis juin, le marché étant particulièrement abattu depuis que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) s'est abstenue en novembre d'abaisser son plafond de production.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont rebondi mercredi à New York et surtout à Londres, après la publication de chiffres contrastés sur les réserves américaines, dont le marché a préféré retenir les éléments positifs.

Le cours du baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en avril, a gagné 1,71 à 50,99 dollars le baril, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour avril a vu son prix bondir à 61,63 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), en hausse de 2,97 dollars par rapport à sa clôture de mardi.

Les prix du pétrole, en légère baisse à l'ouverture à New York, ont hésité après la publication des chiffres hebdomadaires du Département de l'Énergie (DoE) des États-Unis sur les réserves américaines, avant de se décider pour une franche hausse.

Les stocks américains de pétrole brut ont certes augmenté de plus de huit millions de barils la semaine dernière, mais les réserves d'essence et de produits distillés ont respectivement décliné de 3,1 millions et 1,8 million.

«Cela laisse penser que la chute des prix du brut commence à avoir un effet positif sur la demande, et je pense que c'est ce qui pousse le marché vers le haut», a expliqué Gene McGillian, de Tradition Energy.

Pour certains analystes, la hausse des stocks avait déjà été prise en compte, notamment depuis la sortie des chiffres de la fédération professionnelle American Petroleum Institute (API) mardi, qui a fait état d'une hausse de près de neuf millions de barils.

Certains investisseurs relativisent en outre le gonflement, car ils le liaient à des circonstances imprévues, «comme la vague de froid au nord-est des États-Unis qui a réduit l'activité des raffineries», a rapporté Ole Hansen, analyste chez Saxo Bank.

Avant la publication des stocks, les experts de Commerzbank évoquaient aussi la grève entamée au début du mois dans plusieurs raffineries «qui empêche le pétrole - le produit de base - d'être utilisé».

L'OPEP divisée 

Quoi qu'il en soit, «le rebond des cours n'est peut-être qu'une tentative de consolidation du marché, qui est tombé à son plus bas niveau en six ans» en janvier, a tempéré Gene McGillian.

Les prix du pétrole ont perdu plus de la moitié de leur valeur depuis juin, le marché étant particulièrement abattu depuis que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) s'est abstenue en novembre d'abaisser son plafond de production.

Le cartel apparait désormais de plus en plus divisé, «l'Équateur demandant une réunion extraordinaire de l'OPEP, comme l'a déjà fait le Nigéria», ont noté les experts de Commerzbank.

Cela «illustre le désespoir de certains pays de l'OPEP devant la chute massive des prix», ont-ils souligné, tout en manifestant leur scepticisme quant à la tenue prochaine d'une telle réunion, tant que l'Arabie saoudite, force dominante de l'organisation, n'y aurait pas intérêt.

Pour l'heure, Ryad a apporté un peu de soutien du marché en disant «prévoir une amélioration de la demande» par la voix de son ministre du pétrole, a rapporté Phil Flynn de Price Futures Group.

Sur le plan de la demande internationale, les cours ont enfin profité de l'annonce d'un rebond de l'activité manufacturière ce mois-ci en Chine, deuxième plus gros consommateur de pétrole au monde après les États-Unis.




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