Le pétrole rebondit au lendemain d'une violente chute du marché

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour... (PHOTO DAVID MCNEW, ARCHIVES REUTERS)

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Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mars a grimpé de 2,03 dollars (4,19%), à 50,48 dollars.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont nettement rebondi jeudi à New York, regagnant une partie de ce qu'ils avaient perdu la veille, dans un marché en proie à la volatilité qui tentait de se trouver un plancher malgré le surplus d'offre.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mars a grimpé de 2,03 dollars (4,19%), à 50,48 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), repassant au-dessus du seuil très surveillé des 50 dollars.

«Il s'agit ici surtout aujourd'hui d'un rebond technique à la suite d'une violente chute des cours, mais le marché reste dans une dynamique de très grande volatilité», a relevé Matt Smith, de Schneider Electric.

Assommés par l'annonce d'un nouveau gonflement des stocks de brut américains, parvenus à des niveaux historiques, les cours du WTI avaient dévissé de presque cinq dollars mercredi, soit presque 9%, enregistrant comme le Brent à Londres sa plus grosse perte depuis novembre.

Cette dégringolade faisait elle-même suite à un essor des prix de presque 20% sur trois séances jusqu'à mardi soir, les investisseurs misant sur une baisse de l'offre à long terme face au repli des investissements des groupes pétroliers et de l'activité de forage aux États-Unis.

«Quand l'on voit l'ampleur de la chute des cours depuis six mois, une telle volatilité n'est pas vraiment étonnante» lorsque l'on pressent que les prix se rapprochent de la fin de ce cycle, a commenté Gene McGillian, de Tradition Energy.

Mais, «si le marché essaye de se consolider, on ne peut pas vraiment encore dire qu'il est tiré d'affaire», a-t-il affirmé. En effet, «les investisseurs cherchent des signes montrant que les excès de production, qui ont provoqué la chute, disparaissent peu à peu, mais ce n'est pas encore le cas», l'offre pétrolière restant surabondante, a-t-il précisé.

«Les fondamentaux du marché restent très baissiers» pour l'instant, a abondé Matt Smith.

À 413,1 millions de barils, le niveau des stocks d'or noir aux États-Unis se situe à des records depuis 1982, date des premières publications hebdomadaires du DoE, et depuis 1930, sur une base mensuelle, a-t-on appris mercredi dans un rapport hebdomadaire.

Outre un rebond technique, un léger accès de faiblesse du dollar après des statistiques américaines jugées mitigées a aussi apporté un peu de soutien aux prix du brut jeudi, selon les analystes.

Moins le billet vert est élevé, plus les investisseurs munis d'autres devises sont incités à acheter des actifs libellés dans cette monnaie, comme les matières premières.




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