Le pétrole bondit de 2 dollars à New York

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Agence France-Presse
New York

Les cours du pétrole coté à New York ont grimpé de presque deux dollars, portés par une possible réduction de la production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et par un rebond technique après de fortes pertes.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en octobre a bondi de 1,96 dollar, à 94,88 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

A Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en novembre, dont c'était le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, a également fini en nette hausse, à 99,05 dollars, sur l'Intercontinental Exchange (ICE), s'appréciant de 1,17 dollar par rapport à la clôture de lundi.

Dès l'ouverture, «le marché s'est dirigé en hausse, stimulé par des achats à bon compte» après des pertes jugées excessives, a remarqué Bill Baruch, de iiTrader.

Des inquiétudes sur la vigueur de la demande, liées à une reprise économique mondiale chaotique, et sur une offre pétrolière très abondante ont provoqué de fortes chutes de prix à New York, comme à Londres, depuis juin.

En cours de séance, la tendance haussière «a été surtout accentuée par des discussions sur les déclarations du secrétaire général de l'OPEP» Abdallah El-Badri, a précisé Tim Evans, de Citi Futures.

Il a en effet «indiqué que l'organisation pourrait réduire sa production pétrolière», de 500 000 barils par jour, à 29,5 millions de barils par jour (mbj), a-t-il poursuivi.

Ces déclarations de M. El-Badri, rapportées par plusieurs agences de presse, ont été prononcées mardi à Vienne à l'issue d'une réunion avec le ministre russe de l'Énergie.

L'OPEP, un cartel fondé en 1960 et comptant actuellement douze États membres, a maintenu en juin son plafond de production à 30 mbj, fixé à ce niveau depuis fin 2011. Sa prochaine réunion doit avoir lieu le 27 novembre dans la capitale autrichienne.

Une réaction de l'OPEP était attendue après la dégringolade des cours du Brent au-dessous du niveau des 100 dollars le baril début septembre, un seuil considéré comme idéal par les membres de l'OPEP. La référence européenne du brut est même tombée lundi à un nouveau plus bas depuis juillet 2012, à 96,21 dollars le baril.

Le marché se préparait aussi à la diffusion mercredi des chiffres sur les réserves de pétrole aux États-Unis la semaine dernière, des statistiques estimées essentielles pour jauger l'appétit énergétique du premier consommateur d'or noir au monde.

«On s'attend à une baisse du niveau des réserves», a remarqué Gene McGillian, de Tradition Energy.

Ces chiffres seront publiés mercredi vers 10h30 (heure de New York) par le département américain de l'Énergie (DoE).

En outre, «les opérateurs se préparent à voir apparaître de gros titres sur une décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) mercredi même si cela ne devrait être qu'une distraction de court terme pour le marché de l'énergie», a estimé Tim Evans.

Les investisseurs guetteront tout indice sur l'évolution future de la politique monétaire américaine, et notamment sur le calendrier d'un éventuel relèvement des taux d'intérêt, proches de zéro depuis 2008.

Une certaine fébrilité s'emparait également des investisseurs avant un scrutin jeudi jugé clef pour la stabilité politique de l'Europe avec le référendum d'indépendance en Écosse.




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