Le pétrole recule à New York

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Déstabilisant les marchés financiers et les économies de nombreux pays producteurs comme le Venezuela ou la Russie, les prix du pétrole coté ont décroché d'environ 46% sur l'année, enregistrant leur plus fort recul depuis 2008.

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Agence France-Presse
New York

Les prix du pétrole ont fini en baisse lundi à New York, dans un marché peu influencé par la persistance de vives tensions géopolitiques mais qui pâtissait de craintes sur la vigueur de la demande en produits raffinés.

Le baril de référence (WTI) pour livraison en septembre a reculé de 42 cents, et s'est établi à 101,67 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

«Le WTI a été pénalisé par les produits raffinés» une nouvelle fois lundi, a relevé Andy Lipow, de Lipow Oil Associates.

En effet, «on remarque une faiblesse assez nette de la demande en produits raffinés du côté de la zone euro comme aux États-Unis, et ce manque de vigueur» du côté des consommateurs d'essence ou de gazole «a eu tendance à peser sur l'ensemble du marché ces derniers temps», a remarqué John Kilduff, de Again Capital.

La demande en essence a diminué de 1,0% en glissement annuel la semaine dernière, un chiffre jugé préoccupant par les opérateurs en pleine saison de grands déplacements en voiture aux États-Unis. Et les stocks d'essence ont bondi de 3,4 millions de barils cette semaine-là, soit quatre fois plus qu'anticipé.

Les raffineries américaines maintiennent depuis la semaine précédente une cadence de presque 94% de leur capacité, un niveau jamais vu depuis août 2005, selon les analystes.

«Et l'on s'attend à ce que les raffineries maintiennent ce rythme très soutenu cette semaine et que les stocks de produits pétroliers gonflent encore», a estimé M. Lipow.

Le département américain de l'Énergie (DoE) doit faire part de ses chiffres hebdomadaires sur les stocks pétroliers mercredi matin.

Par ailleurs, sur le front de l'offre mondiale, «le marché ignore clairement l'annonce d'un incendie dans un terminal pétrolier libyen et l'escalade de la violence sur place, même si cela va certainement entraîner, selon moi, des perturbations dans les exportations d'hydrocarbures du pays», a indiqué Andy Lipow.

Les autorités libyennes peinaient à maîtriser lundi un incendie ravageant un immense dépôt de stockage d'hydrocarbures, au milieu de combats entre milices rivales, et ont mis en garde contre une «catastrophe» dans la capitale.

Ce site de stockage de dérivés de pétrole contient au total plus de 90 millions de litres de carburant en plus d'un réservoir de gaz naturel.

Les tensions restaient par ailleurs extrêmement vives au Proche-Orient après la mort d'enfants palestiniens et de civils israéliens dans la journée, qui annihilait tout espoir de trêve rapide sur place.

Du côté de la crise ukrainienne, l'Union européenne doit confirmer mardi l'adoption de sanctions économiques d'envergure contre Moscou concernant l'accès aux marchés financiers, les ventes d'armes, les technologies sensibles dans le domaine de l'énergie et des biens à double usage militaire et civil.

En dépit de tous ces risques, «l'offre en pétrole reste abondante, de la mer du Nord à l'Afrique de l'Ouest et ailleurs, le pétrole coule à flot et la réaction du marché montre que nous n'avons pas vu de réelles perturbations jusqu'à maintenant», a résumé Gene McGillian, de Tradition Energy.




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