Le pétrole recule à New York

Les cours du pétrole ont clôturé en léger recul lundi à New York, le marché... (Photo Archives La Presse)

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les cours du pétrole ont clôturé en léger recul lundi à New York, le marché espérant un apaisement des tensions autour de l'Ukraine et intégrant l'arrivée massive sur le marché mondial de brut irakien supplémentaire.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mai a cédé 9 cents sur le New York Mercantile Exchange (Nymex) pour s'établir à 101,58 dollars.

La Russie a donné lundi de premiers signes d'un retrait de ses troupes massées près de la frontière de l'Ukraine, suscitant des espoirs de détente malgré l'échec de pourparlers russo-américains à Paris.

La veille, les chefs de la diplomatie russe Sergueï Lavrov et américain John Kerry n'avaient en effet pu que constater leurs divergences, mais avaient aussi convenu de continuer à dialoguer.

Ce signe de détente rassure un peu des investisseurs qui s'inquiètent des conséquences d'éventuelles sanctions touchant directement aux exportations énergétiques de la Russie et fait baisser la prime de risque intégrée au prix du brut depuis le début de la crise ukrainienne.

«Une fois que ces tensions géopolitiques seront retombées définitivement, le marché se rappellera qu'on dispose d'une offre abondante sur le marché mondial, que ce soit en Amérique du Nord, en provenance d'Iran où les négociations autour du nucléaire avancent doucement, mais sûrement, et désormais aussi en provenance d'Irak», a souligné Bart Melek de TD Securities.

La production commerciale a en effet débuté lundi à Qurna-2 occidental, l'un des plus importants champs pétroliers inexploités au monde, situé dans le sud de l'Irak.

Quelque 120 000 barils par jour (b/j) sont actuellement extraits de ce champ, dont les réserves connues sont estimées à 12,9 milliards de barils, mais la production devrait atteindre 420 000 b/j d'ici la fin de l'année.

La baisse des cours du brut reste toutefois limitée, «car il reste des problèmes d'approvisionnement, notamment en Libye et au Nigeria, et la possibilité que les tensions autour de la Crimée s'enflamment de nouveau très rapidement», a souligné Matt Smith de Schneider Electric.




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