Le pétrole finit en baisse

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Outre le gazole, ces stocks incluent le fioul de chauffage et sont très surveillés alors que les États-Unis connaissent cette année un hiver particulièrement rigoureux.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les prix du pétrole new-yorkais se sont repliés jeudi à New York, dans un marché surpris par la baisse moins forte que prévu des stocks de produits distillés aux États-Unis malgré un hiver rigoureux et déçu par un indicateur chinois.

Le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mars, dont c'était le dernier jour de cotation, a perdu 39 cents, à 102,92 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Le rapport du département américain de l'Énergie (DoE) sur les réserves de pétrole aux États-Unis, considéré comme un bon baromètre de la demande du premier consommateur de brut au monde, s'est avéré «assez baissier», a commenté John Kilduff, de Again Capital.

En effet, si les stocks de brut ont progressé un peu moins fortement que prévu au cours de la semaine achevée le 14 février aux États-Unis, d'un million de barils seulement contre des attentes d'une hausse presque double, les réserves de produits distillés ont enregistré un recul six fois moins prononcé que prévu, de 300 000 barils.

Outre le gazole, ces stocks incluent le fioul de chauffage et sont très surveillés alors que les États-Unis connaissent cette année un hiver particulièrement rigoureux.

D'autre part, la hausse moins prononcée que prévu de la demande en produits distillés, de 4,4% en glissement annuel, et la baisse de la demande en essence, de 1,1%, ont été accueillies fraîchement par le marché, au vu des conditions météorologiques très rudes aux États-Unis la semaine dernière.

«La demande en chauffage va peu à peu perdre sa capacité à porter les prix du brut», a estimé John Kilduff. «Le printemps va bien finir par arriver».

Par ailleurs, les cours du brut ont souffert de l'annonce de la contraction de production manufacturière en Chine en février, à son plus bas niveau en sept mois selon un indicateur de la banque HSBC.

Cet indicateur «morose» sur la Chine, premier importateur mondial de pétrole et l'un des principaux moteurs de croissance de la demande mondiale d'or noir, «refroidit un marché des produits pétroliers en grande forme» depuis quelques jours, a remarqué Phil Flynn, de Price Futures Group.

Le WTI, dopé, outre l'hiver, par un regain de tensions géopolitiques dans plusieurs pays producteurs de pétrole comme la Libye, le Soudan du Sud ou le Venezuela, avait clôturé la veille à son plus haut niveau depuis le 8 octobre.

Mais «de nouveaux signes de faiblesse dans les marchés émergents pourraient tempérer les gains du marché», a souligné Phil Flynn.




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