Comment faire plus d'argent en vendant ses valeurs

Si vous simplifiez les choses au point où... (Photo tirée de la page Facebook de Life Is Good)

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Si vous simplifiez les choses au point où tout le monde les comprend, vous gagnez», croit Bert Jacobs, fondateur de la marque américaine de t-shirts Life is Good.

Photo tirée de la page Facebook de Life Is Good

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(NEW YORK) En «faisant la promotion de l'optimisme», le fondateur de la marque américaine de t-shirts Life is Good a bâti en 25 ans une entreprise qui réalise des ventes de 100 millions US. Bert Jacobs attribue sa réussite au fait qu'il vend «des valeurs ayant de super pouvoirs», et non de simples vêtements. Conférencier-vedette au Retail's Big Show, hier, l'entrepreneur a livré les secrets de sa recette.

Vraiment détendu avec ses jeans trop grands, son t-shirt banal, ses longs cheveux frisés, sa barbe peu entretenue et ses pieds nus dans ses souliers, Bert Jacobs donne l'impression qu'il loue des planches de surf sur le bord de la mer en Californie ou qu'il sert des sandwichs dans un café grano de Vancouver.

Il est plutôt à la tête d'une entreprise multimillionnaire qu'il a fondée avec son frère John, statut qui ne l'a pas empêché de commencer sa présentation en lançant très loin dans l'auditoire un frisbee pour le simple plaisir de la chose. Exercice qu'il répétera à plusieurs reprises, visiblement amusé.

«Vous n'êtes pas des détaillants, vous êtes des personnes! Des personnes qui aiment rire, qui aiment la musique, la plage, vos enfants, a lancé Bert Jacobs pour briser la glace. Vous devez avoir du plaisir dans la vie, vous devez rire de vous-même et apporter cela au bureau. Sinon, personne ne voudra travailler pour vous. Le plaisir est un super pouvoir, vous savez.»

Simple et positif

Puisque «les médias ne rapportent que de mauvaises nouvelles», Bert Jacobs et son frère ont décidé au début des années 90 de faire l'inverse et de diffuser des messages positifs et optimistes sur les t-shirts qu'ils vendaient depuis quelques années déjà. Leur idée est très simple et c'est pourquoi elle fonctionne aussi bien, croit le Bostonien. «Si vous simplifiez les choses au point où tout le monde les comprend, vous gagnez.» Une stratégie qui a aussi fait ses preuves chez Apple...

Les ventes de Life is Good ont bondi rapidement, passant de 87 000$US en 1994 à 3 millions US en 2000. Aujourd'hui, elles atteignent 100 millions US. La marque est distribuée dans 4000 points de vente.

L'une des stratégies de l'entreprise, à ses débuts, a été d'organiser des festivals de citrouilles pour amasser des fonds destinés aux enfants en difficulté. «Nous investissons là-dedans, nous avons même embauché un expert en logistique de citrouilles même si on nous disait que c'était trop loin de notre activité principale», a raconté Bert Jacobs entre deux lancers de frisbee. En 2006, le record du plus grand nombre de citrouilles illuminées en même temps a été battu, et l'événement a permis de recueillir 500 000$.

Même si ça n'a rien à voir avec les t-shirts, c'est payant. «Faites des choses qui font du bien aux gens et votre entreprise va croître. La gratitude et la compassion sont de super pouvoirs!» Life is Good manifeste constamment sa compassion pour autrui, donnant chaque année 10% de ses profits aux enfants.

Le capitalisme aide les gens

Cette philosophie n'empêche pas l'entreprise de vouloir faire un maximum d'argent, a tenu à préciser Bert Jacobs. «Nous sommes des capitalistes. Nous voulons faire des profits. Je suis convaincu que le capitalisme est la meilleure façon d'aider les gens dans le besoin.»

Le fondateur de Life is Good affirme que son entreprise n'a jamais misé sur les vêtements, mais sur «les connexions émotionnelles». «Si vous pensez que vous êtes assez brillant pour construire une marque seul, vous êtes dans l'erreur. Vous avez besoin de votre communauté pour croître.»

Mais attention, a-t-il prévenu. Les entreprises doivent faire preuve d'authenticité. Sinon, «les gens vont vous démolir».

Bert Jacobs a aussi expliqué que le succès de Life is Good repose sur sa créativité et sur l'innovation. «Vous devez être renversants. Vendre le bon produit au bon prix ne suffit plus.»

Maintenant que sa marque est connue et aimée, l'homme d'affaires mise sur des partenariats avec d'autres industries pour que son message optimiste se répande encore davantage. Life is Good se trouve désormais sur des cartes de souhaits Hallmark (depuis 2012), et le géant de l'agroalimentaire Smucker's vend du café Life is Good depuis l'automne dernier.




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