Postes: le syndicat croit que les libéraux ne chercheront pas la confrontation

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Jordan Press
La Presse Canadienne
OTTAWA

Le syndicat représentant plus de 50 000 travailleurs des postes s'attend à ce que les libéraux fédéraux s'abstiennent d'utiliser des lois spéciales pour mettre fin à de potentiels conflits de travail, contrairement à l'ancien gouvernement conservateur.

Le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes a remporté une victoire importante en cour, jeudi, lorsqu'un tribunal ontarien a statué que la loi conservatrice forçant le retour au travail - qui avait mis fin à un conflit en 2011 - était inconstitutionnelle puisqu'elle retirait le droit de grève au syndicat.

Le gouvernement Trudeau a affirmé vendredi qu'il examinait le jugement, mais il n'a pas signalé s'il allait porter la cause en appel.

Selon le président national du syndicat, Mike Palecek, la décision de la cour vient soutenir la position de son organisation dans les négociations avec Postes Canada. Et si les libéraux tiennent parole sur leur promesse de ne pas impliquer le gouvernement dans des conflits de travail, le syndicat est d'autant plus favorisé, a-t-il souligné.

M. Palecek estime que le jugement envoie un «message fort» à la société de la Couronne, qui, dit-il, ne peut plus envisager un lock-out ou une loi spéciale pour forcer les employés à retourner au travail.

Depuis la fin des années 1980, les gouvernements ont adopté quatre lois spéciales pour obliger les travailleurs des postes à réintégrer leurs fonctions - dont celle du gouvernement Harper, en 2011.

Quelque 6000 travailleurs dans les régions rurales sont sans contrat de travail depuis la fin du mois de décembre. Les 48 000 restants - les travailleurs urbains - n'ont plus de contrat depuis la fin janvier.

Les deux groupes sont actuellement en négociations intensives avec leur employeur, Postes Canada. Au début du mois d'avril, la société a demandé au ministère du Travail de nommer un conciliateur, mais peu de progrès ont été faits, depuis.

Les démarches de conciliation signifient qu'il n'y aura pas d'arrêt de travail au moins jusqu'au mois de juin si le syndicat et l'employeur n'arrivent pas à une entente.

Le syndicat a proposé d'ajouter des services bancaires chez Postes Canada pour accroître ses revenus et il demande des changements sur le plan des salaires et des avantages sociaux pour régler un problème de longue date d'équité salariale, selon M. Palecek. Les travailleurs dans le secteur rural, dont 70 pour cent sont des femmes, sont moins bien rémunérés que la majorité des travailleurs urbains majoritairement masculins, a-t-il ajouté.

Le porte-parole de Postes Canada, Jon Hamilton, n'a pas abordé les détails des négociations, mais il a affirmé que l'objectif de Postes Canada était de signer un nouveau contrat.

«Nous cherchons (à conclure) une entente qui est juste pour nos employés, qui reflètera aussi la nature changeante de notre (société) et les besoins de nos clients», a-t-il expliqué.




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