Les conservateurs accusés d'avoir légué des «coffres vides» aux libéraux

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Scott Brison, le président du Conseil du Trésor, lors de son investiture par le premier ministre Justin Trudeau

Sean Kilpatrick

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Andy Blatchford
La Presse Canadienne
Ottawa

Le nouveau gouvernement libéral laisse entendre qu'il pourrait devoir faire des ajustements pour remplir ses promesses électorales en matière de budget après avoir hérité d'un « coffre vide » des conservateurs.

Le surplus projeté de 1,4 milliard de dollars de 2015-2016 reposait sur une vente d'actifs unique et des prévisions de croissance optimistes, selon les libéraux.

Le Parti libéral s'est engagé en campagne à cumuler des déficits d'un maximum de 10 milliards par année, durant trois ans, et de rétablir l'équilibre avant la prochaine élection.

Toutefois, le directeur parlementaire du budget (DPB) a publié cette semaine un rapport prévenant que l'affaiblissement de la croissance pourrait entraîner le Canada dans des déficits plus importants dès l'an prochain.

Questionné jeudi à savoir si, à la lumière de ces prévisions plus faibles, des déficits modestes étaient possibles, le président du Conseil du Trésor, Scott Brison, a répondu que le gouvernement commencerait d'abord par gérer le fait que les libéraux ont hérité « d'un coffre vide du gouvernement précédent ».

S'adressant à des journalistes après une rencontre des membres du Cabinet à Ottawa, M. Brison n'a pas expliqué comment le gouvernement pourrait s'adapter à cette situation.

« Mais nous irons de l'avant avec un agenda progressiste de façon fiscalement très responsable », a-t-il soutenu.

Les conservateurs avaient des prévisions de croissance optimistes, a-t-il souligné. « La croissance a ralenti, depuis. Il y a une différence d'environ un point de pourcentage entre les chiffres de croissance projetés à ce moment-là et ce qui se matérialise actuellement », a-t-il dit à propos du budget du printemps dernier.

« Ce n'est pas exactement une surprise pour nous que le gouvernement Harper n'ait pas laissé beaucoup de marge de manoeuvre fiscale. »

Les libéraux ont été élus avec un mandat majoritaire le mois dernier, après avoir promis d'investir massivement dans les infrastructures pour créer des emplois et stimuler l'économie.

Le DPB, qui a dévoilé son rapport mardi, a révisé ses perspectives fiscales après avoir abaissé ses projections économiques pour le Canada, en raison d'une plus faible croissance projetée, des bas prix des marchandises et des revenus à la baisse.

Ainsi, le budget du gouvernement sera plus maigre que prévu de plusieurs milliards de dollars. L'agence fédérale prévoit maintenant un déficit s'élevant jusqu'à 3,6 milliards en 2016-2017, et jusqu'à 6,9 milliards en 2017-2018.

Une fois les déficits promis par les libéraux comptabilisés, les déficits pourraient se creuser jusqu'à plus de 13 milliards en 2016-2017, et à plus de 16 milliards en 2017-2018.

Une fois ce rapport public, le ministre des Finances, Bill Morneau, a affirmé qu'il serait « prématuré » de modifier les engagements pris en campagne par son parti.

M. Morneau a promis de publier une mise à jour fiscale et économique avant Noël.




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