Automobile: l'UE ripostera si Trump passe à l'acte

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La France insiste sur la nécessité pour l'Union européenne (UE) de rester unie face aux menaces protectionnistes de Donald Trump après que la chancelière allemande Angela Merkel s'est dite prête le 5 juillet à négocier une baisse généralisée des taxes sur l'automobile.

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Agence France-Presse
Paris

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a martelé vendredi que l'Europe riposterait si les États-Unis relevaient leurs droits de douane sur les importations de voitures européennes.

« Si demain ils décident de mener les mêmes offensives (que sur l'acier et l'aluminium) à l'égard de l'automobile, l'Europe réagira de la même manière », a-t-il déclaré sur la radio RMC et la chaîne BFMTV.

Le président américain Donald Trump ne « supporte pas qu'il y ait un ensemble qui s'appelle l'Union européenne qui soit solidaire et déterminé », a estimé le chef de la diplomatie française.

« Il prend à l'égard de l'Europe des initiatives, en particulier dans le domaine commercial, visant à la déstabiliser, mais l'Europe ne se laisse pas déstabiliser », a-t-il lancé.

La France insiste sur la nécessité pour l'Union européenne (UE) de rester unie face aux menaces protectionnistes de Donald Trump après que la chancelière allemande Angela Merkel s'est dite prête le 5 juillet à négocier une baisse généralisée des taxes sur l'automobile.

Mme Merkel répondait à une proposition américaine faite aux constructeurs allemands alors que les négociations commerciales avec les États-Unis sont censées être réservées à la Commission européenne.

Donald Trump menace d'imposer une taxe douanière de 20% sur les voitures importées aux États-Unis de l'UE.

Citant le Brexit, Jean-Yves Le Drian a estimé par ailleurs que toute « tentative de sortir de l'Europe et d'exercer sa propre logique nationale » était contreproductive.

« Regardez ce qui se passe en Grande-Bretagne où le Brexit, qui était attendu comme une espèce de messie permettant le redressement économique du pays, vire à la catastrophe », a-t-il affirmé.

« La succession ou l'addition de replis comme on le voit pour l'Italie, l'Autriche, comme on peut le sentir parfois par certaines déclarations du ministre de l'Intérieur allemand ne permet pas de faire une politique », a ajouté le ministre en référence aux questions migratoires.

« Dès que l'Italie s'interroge sur la possibilité de travailler avec d'autres pour accueillir des migrants (...) elle se trouve confrontée, y compris parmi les populistes, à un refus », a-t-il relevé.




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