Merck veut lancer des médicaments biosimilaires au Canada

Contrairement aux médicaments traditionnels, fabriqués à partir d'ingrédients... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

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Contrairement aux médicaments traditionnels, fabriqués à partir d'ingrédients chimiques simples, les médicaments biologiques sont fabriqués à partir d'organismes biologiques comme des cellules et des protéines.

Photo Alain Roberge, archives La Presse

Merck entend lancer cinq médicaments biosimilaires au Canada au cours des trois prochaines années.

Il s'agit d'un nouveau marché pour la société pharmaceutique, qui se spécialisait jusqu'ici dans les médicaments innovateurs, soit les médicaments brevetés. Il s'agit donc d'une nouvelle source de revenus.

Mais pour Merck, ce serait aussi d'une façon d'aider les gouvernements à réduire leurs dépenses en médicaments puisque les médicaments biosimilaires sont moins coûteux que les médicaments biologiques qu'ils veulent remplacer.

«Nous voyons cela comme une façon de compléter notre offre, a déclaré Bruno Mäder, chef de l'union des produits des produits biosimiliaires chez Merck au Canada, au cours d'une entrevue téléphonique avec La Presse Affaires. Nous seulement nous découvrons de nouveaux médicaments qui répondent à des besoins qui ne sont pas remplis actuellement, mais nous pouvons aider les autorités à dégager de l'argent pour payer ces innovations.»

Contrairement aux médicaments traditionnels, fabriqués à partir d'ingrédients chimiques simples, les médicaments biologiques sont fabriqués à partir d'organismes biologiques comme des cellules et des protéines. Il s'agit généralement de médicaments injectables. Ils sont souvent très coûteux: d'août 2013 à août 2014, les ventes de médicaments biologiques ont atteint 5,6 milliards de dollars, soit 24% de l'ensemble du marché canadien des produits pharmaceutiques.

Une fois que les médicaments biologiques perdent la protection que leur confère leur brevet, l'industrie peut proposer des médicaments biosimilaires, ou «produits biologiques ultérieurs».

«Au Canada, le marché des médicaments biosimilaires est encore jeune, a affirmé M. Mäder. En Europe, il y a une vingtaine de médicaments biosimilaires approuvés. Au Canada, il n'y en avait que deux, plus un troisième qui a été approuvé il y a deux ou trois semaines.»

Les cinq médicaments que Merck veut fait approuver au Canada visent à traiter des maladies comme le cancer, l'arthrite rhumatoïde, la maladie de Crohn, le diabète et le psoriasis.

Le processus de demande d'approbation et de mise en marché devrait permettre la création d'une quarantaine d'emplois chez Merck au Canada, notamment au siège social canadien de Montréal.

Merck souhaite cependant une modification aux politiques de remboursement des gouvernements afin de favoriser les médicaments biosimilaires. En vertu du modèle actuel au Québec, le coût remboursé aux patients correspond au prix le plus bas des différentes marques de médicaments équivalents, donc le prix du médicament biosimilaire. Un patient qui exige le médicament biologique de référence doit payer la différence entre le prix de ce médicament et le prix du biosimilaire. Or, le manufacturier du médicament biologique de référence peut couvrir cette différence de prix.

«Ce n'est pas efficace pour créer un marché à long terme pour les médicaments biosimilaires, a affirmé M. Mäder. Ce que nous proposons, c'est qu'au lieu de prendre une approche basée sur le prix, les autorités choisissent de payer un produit en particulier.»

Il s'agirait évidemment du produit biosimilaire.




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