Déplacements de population: la Banque mondiale fait son mea culpa

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Le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim

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Agence France-Presse
WASHINGTON

La Banque mondiale (BM) a fait son mea culpa mercredi sur les conséquences parfois néfastes des déplacements forcés de population dans le cadre de projets auxquels elle apporte son financement.

«Nous avons examiné ce que nous faisons dans ce domaine de manière critique et ce que nous avons trouvé suscite chez moi de profondes inquiétudes», a déclaré le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, cité dans un communiqué.«Nous avons trouvé plusieurs problèmes importants. Le premier est que nous n'avons pas assez travaillé pour contrôler les projets impliquant des déplacements. Le deuxième est que nous n'avons pas appliqué ces plans de façon correcte et le troisième est que nous n'avons pas mis en place des instruments de contrôles suffisants pour nous assurer que nos politiques sont respectées. Nous devons faire et ferons mieux», a-t-il affirmé.

La BM a en conséquence annoncé le lancement d'un plan d'action pour remédier au problème prévoyant un renforcement des contrôles, des effectifs supplémentaires pour surveiller ces projets et renforcer leur suivi.

L'institution de développement a publié mercredi plusieurs documents sur la question, dont des enquêtes réalisées ces 20 dernières années.

Elle ne cite pas directement de projets spécifiques ayant abouti à des déplacements de population effectués dans des conditions non satisfaisantes. Mais un précédent document évoque des problèmes avec un projet de transport urbain à Bombay (Inde), avec un autre de gazoduc en Afrique occidentale et l'aménagement de zones côtières en Albanie.

Les organisations non gouvernementales s'exprimant au titre de la «société civile» avaient dénoncé lors des dernières assemblées annuelles de la BM en octobre 2014 les conséquences de certains déplacements de population.

Commentant un projet de renforcement des critères d'évaluation appliqués par la BM avant de décider ou non de financer des projets, ces ONG avaient affirmé que celui-ci «autorisait la Banque mondiale à financer des projets qui impliquent le déplacement physique et économique de populations sans auparavant s'assurer qu'il y a un programme de reconstruction et les budgets suffisants pour permettre une compensation adéquate, une réinstallation correcte sans préjudice économique et dans de meilleures conditions».

Au total, la BM a identifié mercredi neuf critères qui devraient permettre de ne pas répéter les erreurs passées.

«Notre politique est que si nous devons déplacer quelqu'un de son domicile, nous participerons aux efforts pour améliorer, ou au moins restaurer, leurs revenus et leur niveau de vie», a promis Jim Yong Kim.




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