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Apple accusé de débaucher des salariés pour un projet de voitures électriques

Pour ses analystes, Apple dispose des liquidités nécessaires... (PHOTO Kimihiro HOSHINO, AFP)

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Pour ses analystes, Apple dispose des liquidités nécessaires et pourrait aussi s'assurer qu'Android, conçu par son rival Google, «ne soit pas le système d'exploitation dominant dans les voitures à long terme».

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Agence France-Presse
NEW YORK

Un fabricant américain de batteries pour véhicules électriques accuse Apple de débaucher illégalement ses salariés, alimentant les spéculations sur des projets du groupe informatique américain dans le domaine automobile.

Dans une plainte déposée cette semaine devant un tribunal du Massachusetts, la société 123 Systems affirme qu'Apple a embauché un de ses anciens salariés, puis l'a «encouragé» à violer ses clauses de confidentialité et de non-concurrence en allant débaucher d'anciens collègues.

D'après 123 Systems, quatre autres de ses salariés sont ainsi passés chez Apple. «Tous avaient accès à des informations propriétaires et confidentielles d'A123, et Apple a l'intention de devenir un concurrent d'A123», affirme sa plainte.

La procédure judiciaire intervient dans un contexte de spéculations renouvelées sur les ambitions automobiles d'Apple.

L'agence Bloomberg News a rapporté jeudi que le groupe comptait rapidement produire sa propre voiture électrique à partir de 2020, apportant des précisions sur un projet d'abord évoqué par le Wall Street Journal.

Le quotidien affirmait ce week-end qu'Apple avait déjà affecté des centaines de salariés à ce projet secret baptisé «Titan».

Des rumeurs de marché avaient déjà envisagé dans le passé un possible rachat par Apple du fabricant américain de voitures électriques de luxe Tesla.

Le patron-fondateur de ce dernier, Elon Musk, avait indiqué il y a un an qu'il y avait eu «des conversations» entre son groupe et la marque à la pomme sans préciser leur nature, lors d'une interview à Bloomberg Television.

La banque Barclays a estimé dans une note qu'un projet d'Apple dans l'automobile «aurait du sens étant donné que la voiture devient une extension naturelle de la maison connectée et de l'écosystème mobile».

Pour ses analystes, Apple dispose des liquidités nécessaires et pourrait aussi s'assurer qu'Android, conçu par son rival Google, «ne soit pas le système d'exploitation dominant dans les voitures à long terme».

Les experts de Bank of America jugent en revanche «très improbable» la construction d'une voiture par Apple, relevant entre autres que les marges dans ce secteur sont beaucoup moins élevées que dans ses activités actuelles, et que le groupe américain sous-traite la fabrication de ses produits, un système qui n'existe pas pour les voitures.

Apple pourrait toutefois, selon eux, vouloir créer «une large plateforme» de connectivité pour les voitures, qui intégrerait par exemple tous les systèmes électroniques et de divertissement des véhicules.




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