É.-U.: l'économie s'améliore, mais l'emploi reste fragile

L'économie des États-Unis a montré de solides signes de progrès en 2014 mais... (Photo archives Reuters)

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Agence France-Presse
Washington

L'économie des États-Unis a montré de solides signes de progrès en 2014 mais fait encore face à des «défis» sur l'emploi et pourrait pâtir du ralentissement en Europe, ont estimé mardi les conseillers économiques de la Maison Banche.

«Le marché du travail n'est pas encore pleinement rétabli. Des réductions supplémentaires dans le chômage de longue durée et une progression plus rapide des salaires sont nécessaires», écrit le bureau des conseillers économiques (CEA) du président Obama dans son rapport annuel.

Plus de 2,8 millions de personnes (sur 9,1 millions de chômeurs) étaient à la recherche d'un emploi aux États-Unis depuis au moins 27 semaines, selon les données officielles pour novembre.

«Le taux de chômage de longue durée reste élevé (...) mais il a chuté plus vite que les autres au cours de l'année passée», affirme le Council of Economic Advisers, composés de trois experts chargés de fixer les orientations de la Maison-Blanche.

Sur les rémunérations, le CEA martèle qu'une des priorités doit être «d'augmenter le salaire minimum» fédéral, bloqué à 7,25 dollars de l'heure depuis 2009 et au coeur de plusieurs mobilisations récentes aux États-Unis.

Autre nuage à l'horizon selon le rapport, la croissance économique «ralentit» dans beaucoup des principaux partenaires commerciaux des États-Unis, dont l'Europe.

«Le PIB réel (hors inflation) dans la zone euro est toujours 2% en dessous de son pic d'avant la crise», écrivent ainsi les conseillers du président Obama.

Pour le reste, leur rapport brosse le tableau d'une économie américaine en pleine expansion avec une chute des déficits publics sans équivalent depuis l'après-guerre et une poussée de l'emploi.

«L'emploi privé a augmenté d'au moins 200 000 au cours des dix derniers mois, ce qui n'était pas arrivé depuis les années 90», écrivent ces experts.

Selon le CEA, le boom de la production de pétrole et de gaz de schiste a par ailleurs fait des États-Unis le premier pays producteur de brut et a «contribué» à l'actuelle chute du prix du baril.

Le Produit intérieur brut (PIB) des États-Unis a augmenté de 3,9% en rythme annualisé de juillet à septembre et le taux de chômage s'est établi en novembre à 5,8%, son plus bas niveau en six ans.




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