SNC-Lavalin fait équipe avec des Chinois en France

L'aéroport de Toulouse revêt une importance stratégique puisqu'il... (Photo Regis Duvignau, Archives REUTERS)

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L'aéroport de Toulouse revêt une importance stratégique puisqu'il est largement utilisé pour les vols d'essai de l'avionneur Airbus, installé juste à côté.

Photo Regis Duvignau, Archives REUTERS

Sylvain Larocque
La Presse

Bien malgré elle, SNC-Lavalin se retrouve au coeur d'une controverse à saveur nationaliste en France. Le géant québécois de l'ingénierie fait partie du consortium qui vient d'être choisi par le gouvernement français pour acquérir une participation de 49,99% dans la société qui exploite l'aéroport de Toulouse-Blagnac, le sixième en importance dans le pays.

Ce sont les deux partenaires chinois de SNC, Shandong Hi-Speed Group de Jinan et Friedmann Pacific Asset Management de Hong Kong, qui débourseront 308 millions d'euros (433 millions CAN) pour réaliser la transaction, l'entreprise montréalaise agissant simplement à titre d'expert technique. C'est la première fois que des Chinois investissent aussi massivement dans des infrastructures de transport dans l'Hexagone, ce qui a inquiété plusieurs élus français, soucieux notamment de préserver le «patriotisme industriel européen».

Pour les rassurer, Paris a précisé que l'État demeurait propriétaire des infrastructures aéroportuaires. De plus, le gouvernement socialiste s'est engagé à ne pas vendre sa participation restante de 10,01%. Le contrôle de l'aéroport demeurera ainsi public, les autres actionnaires étant les collectivités de la région toulousaine (à hauteur de 40%).

Il reste que les idées de grandeur du consortium préoccupent certains riverains. Le plan de développement mis de l'avant prévoirait de faire passer de 7,5 à 18,0 millions le nombre de voyageurs d'ici 16 ans, grâce entre autres à un afflux de touristes chinois.

L'offre «sino-canadienne», comme on l'a désignée dans la presse française, dépassait largement celles déposées par deux groupes français, Vinci et Aéroports de Paris, qui se chiffraient à environ 250 millions d'euros (351 millions CAN) selon certains médias.

L'aéroport de Toulouse revêt une importance stratégique puisqu'il est largement utilisé pour les vols d'essai de l'avionneur Airbus, installé juste à côté.

Au siège de SNC-Lavalin, on n'a pas voulu commenter la transaction hier, rappelant que la décision de Paris n'est pas encore définitive.

SNC gère déjà une quinzaine d'installations aéroportuaires en France et en Espagne, y compris un autre aéroport situé dans la région de Toulouse.




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