Les analystes s'attendent à une érosion de la base d'abonnés de Shaw

La branche des médias de Shaw doit composer... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

Agrandir

La branche des médias de Shaw doit composer avec la concurrence du service en ligne de vidéo sur demande Netflix et de possibles changements réglementaires qui pourraient permettre, à partir de l'an prochain, plus de choix au niveau des chaînes individuelles.

PHOTO ARCHIVES REUTERS

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
David Paddon
La Presse Canadienne
TORONTO

Shaw Communications (T.SJR.B) s'est engagée dans une lutte dont l'issue reste largement incertaine, estiment certains analystes, qui font valoir que sa forte dépendance à la télévision la place dans une situation désavantageuse par rapport à ses concurrentes du secteur des télécommunications, qui offrent aussi des services sans fil.

D'après les prévisions des spécialistes, le câblodistributeur de Calgary devrait dévoiler jeudi de meilleurs résultats financiers que ceux des trois trimestres précédents, mais il est difficile de dire si les chiffres du troisième trimestre signaleront un retour à la croissance ou ne resteront qu'une anomalie ponctuelle.

L'analyste Dvai Ghose, de Canaccord Genuity, recommande la vente de l'action de Shaw, même si la réorganisation annoncée en avril par la société améliorera probablement son efficacité. Il s'attend à ce que ses revenus affichent une hausse d'environ deux % par rapport à l'an dernier, en raison des augmentations de prix pour Shaw Cable et pour les services de télévision par satellite Shaw Direct.

«Mais selon nous, la télévision câblée, la télévision par satellite et la téléphonie résidentielle deviennent de plus en plus insignifiantes aux yeux des plus jeunes consommateurs, ce qui complique la tâche des hausses de prix pour ces services», a écrit M. Ghose.

La branche des médias de Shaw doit aussi composer avec la concurrence du service en ligne de vidéo sur demande Netflix et de possibles changements réglementaires qui pourraient permettre, à partir de l'an prochain, davantage de choix au niveau des chaînes individuelles, a ajouté l'analyste.

Les services sans fil ont été un secteur de croissance pour les grandes sociétés canadiennes de télécommunications, incluant Rogers Communications, BCE et Telus, qui ont aussi favorisé la rétention de leurs consommateurs en offrant des forfaits avantageux lorsque leurs différents services sont jumelés.

Plusieurs s'attendaient à ce que Shaw effectue son entrée dans le marché du sans-fil à la suite de sa participation aux enchères pour le spectre sans fil de 2008, qui réservaient un certain nombre des licences offertes aux nouveaux joueurs. Cependant, la société a signé une entente l'an dernier pour vendre la portion du spectre qu'elle avait alors acquise à Rogers (T.RCI.B).

En plus de ses activités de télévision câblée et de connexion internet à haute vitesse dans l'Ouest canadien, Shaw est le propriétaire du réseau Global Television et d'une série de chaînes spécialisées, dont le Food Network Canada, History Television et Showcase.

Plutôt que d'observer les actions de Shaw, M. Ghose recommande d'acheter celles de la vancouvéroise Telus (T.T) - qui a gagné des abonnés télévision et internet aux dépens de Shaw. Après Telus, son deuxième choix dans le secteur est Vidéotron, une propriété de Québecor (T.QBR.B).




Les plus populaires : Affaires

Tous les plus populaires de la section Affaires
sur Lapresse.ca
»

Autres contenus populaires

la boite:219:box
image title
Fermer