Les transferts fédéraux en santé ne suffiront pas, selon une étude

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En analysant les chiffres pour l'Ontario, les chercheurs de l'Université d'Ottawa ont conclu que l'offre fédérale sera insuffisante pour toutes les provinces.

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Andy Blatchford
La Presse Canadienne

Des chercheurs de l'Université d'Ottawa estiment que la contribution fédérale en matière de santé ne permettra pas aux provinces de maintenir les services au cours des prochaines années.

Le rapport de l'Institut des finances publiques et de la démocratie tombe au moment où le gouvernement libéral de Justin Trudeau est en porte-à-faux avec les provinces et territoires en matière de financement des soins de santé. Ottawa soutient que son offre est «historique», alors que cinq provinces - qui représentent plus de 90 pour cent de la population canadienne - plaident que l'enveloppe fédérale promise menace leur capacité à maintenir les services de santé à leur niveau actuel.

En analysant les chiffres pour l'Ontario, les chercheurs de l'Université d'Ottawa ont conclu que l'offre fédérale sera insuffisante pour toutes les provinces. Selon eux, l'offre fédérale équivaut à une hausse annuelle moyenne d'environ 3,7 pour cent au cours des 10 prochaines années.

Or, les dépenses en soins de santé de l'Ontario devraient augmenter en moyenne de 5,1 pour cent par année de 2016 à 2018, à cause notamment du vieillissement de la population. Après 2018, les chercheurs estiment que les dépenses en soins de santé pour l'Ontario augmenteront en moyenne de 4,5 à 5,0 pour cent par année.

Les chercheurs de cet institut, présidé par l'ancien directeur parlementaire du budget Kevin Page, ont choisi l'Ontario, la province la plus populeuse, comme étude de cas «conservatrice», car les coûts de santé par habitant y sont parmi les plus bas au pays. L'étude a été dirigée par l'économiste en chef de l'institut, Randall Bartlett.

En vertu de la nouvelle offre fédérale, le Transfert fédéral en matière de santé doit augmenter de 3,0 pour cent par année à compter d'avril, alors que cette hausse annuelle était de 6,0 pour cent depuis plus de 10 ans. Ottawa avait proposé en décembre une hausse annuelle de 3,5 pour cent et une enveloppe de 11,5 milliards $ sur 10 ans pour les soins à domicile et en santé mentale, mais les provinces avaient rejeté en bloc cette offre. Le ministre de la Santé du Québec, Gaétan Barrette, avait parlé d'un «fédéralisme prédateur».

Depuis, la ministre fédérale, Jane Philpott, a conclu des ententes bilatérales avec les quatre provinces de l'Atlantique, les trois territoires et la Saskatchewan. Le Québec, l'Ontario, la Colombie-Britannique, l'Alberta et le Manitoba demandent toujours au premier ministre Justin Trudeau de reprendre les négociations au plus haut niveau.

Ces provinces demandent une hausse annuelle des transferts fédéraux de 5,2 pour cent, un chiffre qu'elles tirent des estimations du Directeur parlementaire du budget et du Conference Board.




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