• Accueil > 
  • Actualités > 
  • Santé 
  • > Frais accessoires et échographies: entente entre Québec et les médecins spécialistes 

Frais accessoires et échographies: entente entre Québec et les médecins spécialistes

Le règlement sur les frais accessoires est entré... (Photo Martin Tremblay, archives La Presse)

Agrandir

Le règlement sur les frais accessoires est entré en vigueur jeudi, faisant en sorte que les médecins ne peuvent plus exiger de paiement pour des services qui sont assurés.

Photo Martin Tremblay, archives La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

La Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ) vient d'annoncer que deux ententes de principes ont été conclues avec le gouvernement afin de régler à la fois la question de l'abolition des frais accessoires et de la couverture publique des échographies en cabinet.

La FMSQ s'engage à tirer 45 millions de dollars à même son enveloppe afin de couvrir ces deux ententes. De nouveaux codes de facturation seront créés afin de couvrir les chirurgies mineures en cabinet comme les vasectomies. Une nouvelle salle sera également ouverte au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) afin d'offrir plus de plateaux techniques en physiatrie.

La Dre Francoeur affirme que l'entente «ne réglera pas tous les problèmes liés aux frais accessoires». «Mais elle règle une majorité des problématiques», dit-elle.

Compromis en radiologie

Président de l'Association des radiologistes du Québec, le Dr Vincent Oliva a livré peu de détails sur le contenu de l'entente, préférant la présenter d'abord à ses membres. Le Dr Oliva affirme qu'il s'agit d'une entente de compromis. «On pense à nos vrais patients: la population du Québec. Les choses ont assez traîné. C'est pourquoi on a fait des compromis», dit-il.

Un tarif négocié a été fixé pour les échographies en cabinet. Ce tarif sera toutefois temporaire. Une firme indépendante sera mandatée afin d'évaluer les coûts réels de ce service «pour s'assurer de la viabilité des cliniques», explique le Dr Oliva.

Ce dernier affirme que certains éléments demeurent «mal ficelés» dans ce dossier. «Le système est en train d'éclater et c'est ce à quoi il faut s'attaquer. On espère que le gouvernement va poursuivre ses investissements dans le réseau public», dit-il.

Une fois les ententes rédigées, elles devront être approuvées tant par les instances de la FMSQ que par les radiologistes du Québec.

Du côté de Québec, le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, s'est dit «très satisfait» de l'entente conclue avec la FMSQ.

«Les ententes qu'on a eues dans le réseau ont permis de clarifier beaucoup de choses, a déclaré sa porte-parole, Julie White. On pense qu'avec la collaboration de l'ensemble des professionnels, tout va bien se passer et on espère qu'ils vont collaborer dans ce sens.»

Le ministre a appelé les radiologistes à mettre fin rapidement aux moyens de pression qu'ils avaient déployés à la fin décembre. Les cliniques privées de radiologie refusent d'effectuer les échographies, une procédure qui est pourtant gratuite en théorie.

«On espère que les radiologistes ne vont pas attendre le vote (des membres de la FMSQ) et tout de suite arrêter de prendre en otage la population et recommencer à faire des échographies dans les cabinets, a indiqué Mme White. Il y a une entente sur la rémunération et qu'ils pourront être payés rétroactivement.»

Aucune compensation financière ne sera offerte aux spécialistes pour compenser l'abolition des frais accessoires, assure Mme White. En revanche, certains tarifs versés par la RAMQ seront réajustés si l'entente de principe est ratifiée.

Certains actes seront rémunérés davantage pour refléter les coûts additionnels que l'abolition des frais accessoires occasionnera aux spécialistes. Dans le cas de certaines procédures, comme les endoscopies, Québec va augmenter la capacité du réseau public pour éviter aux médecins de les pratiquer dans des cabinets privés.

Au final, la masse salariale globale versée aux spécialistes restera inchangée, affirme Mme White.

Trop tard, selon l'opposition

Aux yeux de la députée du Parti québécois, Diane Lamarre, l'entente entre Québec et les spécialistes est survenue trop tard.

«Depuis un mois, il y a eu des patients qui ont été privés d'accès à des services avec des accès à des examens retardés pour des patients qui avaient un cancer, a-t-elle dénoncé. Donc il y a eu du côté du ministre une forme de négligence et, dans la négociation, une obstination.»

Mme Lamarre a appelé le gouvernement Couillard à rendre publiques les ententes conclues vendredi.

- Avec la collaboration de Martin Croteau




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer