Médecins et pharmaciens veulent s'attaquer aux opioïdes

Le fentanyl est un opioïde 40 fois plus... (Photo archives Le Soleil)

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Le fentanyl est un opioïde 40 fois plus puissant que l'héroïne et 50 à 100 fois plus puissant que la morphine.

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Le Collège des médecins et l'Ordre des pharmaciens du Québec pressent Québec d'adopter un Plan d'action pour contrer la crise des opioïdes qui cogne aux portes de la province.

Le président du Collège des médecins, le Dr Charles Bernard, rappelle que 622 personnes sont décédées d'une surdose d'opioïdes en Colombie-Britannique dans les dix premiers mois de 2016. En Ontario, 700 personnes sont décédées de surdoses d'opioïdes en 2015. 

Le Québec semble quelque peu épargné par cette crise pour l'instant. Mais de 2005 à 2014, le nombre de décès liés aux surdoses d'opioïdes a doublé, passant de 62 à 146.

«Le train est à Toronto et s'en vient à Montréal», soutient le Dr Bernard qui souhaite que le Québec se prépare.

Un système de surveillance

Les deux ordres professionnels demandent à Québec de les soutenir afin de mettre en place un système de surveillance afin de recueillir et analyser les renseignements sur les activités de prescription et de dispensation d'opioïdes.

Pour se faire, le Collège des médecins et l'Ordre des pharmaciens réclament un accès en temps réel aux données de la Régie de l'assurance maladie du Québec et des assureurs privés. Québec devrait modifier légèrement la loi sur l'accès à l'information pour offrir cet accès.

«Il faut trouver les gens qui amènent des quantités d'opioïdes dans la rue. Il y a un détournement, volontaire ou non, qui est fait des prescriptions de professionnels et en monitorant ce qui se fait, on pourra améliorer les choses», estime le Dr Bernard.

Les deux ordres professionnels mentionnent qu'il faut agir rapidement afin d'être prêt à faire face aux surdoses d'opioïdes, qui sont appelées à se multiplier. «Aux États-Unis, on a fait peu de chose et c'est devenu un crise nationale. Il faut prévenir ici. On ne peut pas attendre éternellement. Il faut agir», note le Dr Bernard, qui précise que 80 décès par jour sont enregistrés aux États-Unis en lien avec les opioïdes.

«Nous pourrons jouer notre rôle lorsque nous aurons les moyens nécessaires pour mieux encadrer nos membres. Il faut, chacun à sa façon, mettre l'épaule à la roue afin de prévenir la surconsommation d'opioïdes et des décès qu'elle engendre», affirme le président de l'Ordre des pharmaciens du Québec, Bertrand Bolduc.




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