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Une coalition demande un régime d'assurance médicaments entièrement public

À l'heure actuelle, les Québécois paient leurs médicaments... (PHOTO BERNARD BRAULT, ARCHIVES LA PRESSE)

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À l'heure actuelle, les Québécois paient leurs médicaments à un prix 30 % plus élevé que la moyenne des autres pays développés, selon la coalition.

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Lia Lévesque
La Presse Canadienne

Une coalition revient à la charge avec sa demande de créer un régime d'assurance médicaments entièrement public; elle affirme que plutôt que de représenter une dépense pour le gouvernement, un tel régime le ferait économiser.

La Coalition solidarité santé a lancé lundi une «campagne citoyenne» en faveur d'un régime d'assurance médicaments entièrement public, qu'elle a baptisée «le remède aux coupures, ça existe».

Au cours d'une entrevue, le coordonnateur de la coalition, Jacques Benoit, a dit estimer qu'un tel régime ferait épargner entre 1 et 3 milliards par année au gouvernement.

Il fait ainsi le pari qu'en assurant la totalité des Québécois, le gouvernement aurait plus de poids face aux entreprises pour négocier de meilleurs prix pour les médicaments.

«Le fait que le régime soit mixte, privé-public, fait en sorte que le gouvernement n'a pas tous les moyens pour être capable de négocier avec les pharmaceutiques et d'obtenir de meilleurs prix pour les médicaments. Quand tu assures 43 % de la population, évidemment que tu as 43 % du 'bargaining power' - si vous me pardonnez l'expression. S'il avait 100 pour cent des assurés avec lui, au niveau du pouvoir de négociation avec les pharmaceutiques, ce serait beaucoup plus grand et beaucoup plus fort», a opiné M. Benoit.

À l'heure actuelle, les Québécois paient leurs médicaments à un prix 30 % plus élevé que la moyenne des autres pays développés, selon la coalition.

M. Benoit assure qu'implanter un régime entièrement public serait «absolument faisable», même si les régimes privés d'assurances collectives ont été dans bien des cas négociés entre des syndicats et des employeurs.

Il rejette l'idée voulant que ce soit là un cadeau fait aux entreprises, puisqu'elles contribuent comme les travailleurs au financement des régimes privés d'assurance médicaments.

«Ce serait à la fois quelque chose qui soutiendrait les entreprises, parce que ça diminuerait les coûts des assurances collectives, mais ça diminuerait également les coûts pour les assurés», fait valoir M. Benoit, en ajoutant que de toute façon, «ce gouvernement-là dit qu'il doit soutenir les entreprises».

M. Benoit affirme que certaines primes d'assurances collectives peuvent atteindre 1500 $ par personne par année.

Il croit le concept envisageable, même en cette ère où le gouvernement Couillard a plutôt tendance à resserrer les dépenses publiques et à passer tous les programmes au peigne fin.

«Si ce qu'on demande faisait augmenter les coûts, on pourrait toujours dire: ça n'a pas de bon sens, mais qu'est-ce que vous faites là, vous allez augmenter les coûts. Mais nous, ce qu'on demande, c'est pour faire baisser les coûts. Je ne sais pas pourquoi il refuserait; c'est à son avantage», a commenté M. Benoit.

La Coalition solidarité santé regroupe plusieurs organisations communautaires, syndicales, groupes de personnes âgées, handicapées, groupes de femmes et de consommateurs.

Dans un rapport publié en mars dernier, le Commissaire à la santé et au bien-être du Québec notait qu'en 2012, les dépenses totales en médicaments prescrits représentaient pour le Québec près de 7,5 milliards, soit 927 $ par habitant, comparativement à 795 $ par habitant dans l'ensemble du Canada.

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