Aide à mourir: l'indépendance du comité externe défendue

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La Presse Canadienne
OTTAWA

Le président du comité externe mandaté pour écrire un rapport sur l'aide médicale à mourir défend l'indépendance de ses membres alors qu'ils entreprennent un voyage de recherches en Europe.

Harvey Max Chochinov, qui est titulaire de la seule chaire de recherche du Canada en soins palliatifs, à l'Université du Manitoba, a souligné que le gouvernement fédéral avait nommé un comité dont les membres - parmi lesquels figure l'ancien ministre québécois Benoît Pelletier - ont l'intention d'être objectifs.

La troisième membre du comité est l'ancienne codirectrice de l'Institut de l'Université Ryerson pour la recherche et l'éducation sur l'invalidité, Catherine Frazee.

Le Dr Chochinov a affirmé que chacun des membres du comité avait une vaste expérience de la problématique et était ouvert à écouter diverses solutions, ajoutant que tous croient que leur tâche revêt une «importance critique».

«Le Canada est à la croisée des chemins sur cette question, a-t-il déclaré. La Cour suprême a tranché. Nous respectons tous sa décision.»

Le comité visitera cette semaine les Pays-Bays, la Belgique et la Suisse, afin d'y rencontrer des fonctionnaires et des experts médicaux, judiciaires, éthiques et en droit de la personne.

En juillet, le gouvernement Harper avait formé ce comité dont le mandat est «de faire participer la population et des intervenants clés à la consultation sur des questions fondamentales» après que la Cour suprême eut jugé anticonstitutionnels les articles du Code criminel interdisant à quiconque, notamment un médecin, d'aider une personne à mourir.

Le plus haut tribunal du pays a donné un an au Parlement pour adopter un cadre législatif à l'aide médicale à mourir.

Le comité doit remettre aux ministres de la Justice et de la Santé un rapport final exposant les principales conclusions et options à des fins d'examen. La nomination de deux personnes s'étaient déjà prononcés contre l'aide médicale à mourir lorsque la cause s'est retrouvée devant les tribunaux a été vivement critiqués par certains groupes, dont l'Association des libertés civils de la Colombie-Britannique.

Le Dr Chochinov a dit que le comité «ne se laissera pas déranger par les critiques».

«Nous savons que nous apportons notre vaste expérience, toutes nos habiletés. Nous sommes très ouverts et nous sommes prêts à nous laisser guider par ce que nous entendrons des Canadiens», a-t-il assuré.

Le comité encourage les Canadiens à compléter un questionnaire sur son site Internet.

Mais déjà, le questionnaire ne fait pas l'affaire de tous les intervenants.

«Le gouvernement fédéral préfère dorénavant l'obstruction à l'inaction, a déclaré la directrice générale du groupe Dying With Dignity (Mourir avec dignité), Wanda Morris. Ce questionnaire a été conçu pour engendrer de la peur et non pour récolter des renseignements.»

L'argument est réfuté par le Dr Chochinov. «Notre questionnaire n'est pas biaisé», a-t-il soutenu.

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