De nouvelles directives aux médecins sur l'obésité

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Selon une étude, 66% des Canadiens sont aux prises avec un excès de poids ou sont obèses.

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Helen Branswell
La Presse Canadienne
TORONTO

Un comité d'experts a fourni de nouvelles directives aux médecins de famille pour les aider à aborder le problème de l'obésité chez les adultes, une initiative dont doutent d'autres experts dans le domaine.

Le Groupe d'étude canadien sur les soins de santé préventifs (GECSSP), établi par l'Agence de la santé publique du Canada, élabore des recommandations sur la base des études scientifiques disponibles sur un sujet donné.

Mais lorsqu'il s'agit de l'obésité, les études démontrent clairement que la médecine n'a pas encore compris comment s'attaquer à ce problème grandissant.

Le docteur Yoni Freedhof, qui dirige une clinique de gestion de poids à l'Université d'Ottawa, affirme que les meilleures preuves disponibles ne sont pas particulièrement probantes. Il reste beaucoup à faire, dit-il, au niveau de la recherche sur le traitement de l'obésité, et ne croit «certainement pas» que le vent va tourner grâce aux recommandations fédérales.

Cela fait près de dix ans que le GECSSP ne s'est pas penché sur l'obésité. Ses dernières recommandations en matière de prévention remontent à 2006, et la dernière mise à jour sur le traitement a été faite en 1999.

Dans une entrevue, la directrice du comité, Paula Brauer, a affirmé qu'elle voyait le nouveau document comme un appel à s'attaquer au problème, qui a atteint des proportions épidémiques, alors que 66% des Canadiens sont aux prises avec un excès de poids ou sont obèses.

Une recommandation majeure - et inhabituelle - du document dit aux médecins de famille de relever la grandeur et le poids des patients adultes, qu'ils aient un excès de poids ou non, afin de calculer leur indice de masse corporelle (IMC). Les directives précédentes indiquaient que les preuves étaient insuffisantes pour recommander cette pratique aux médecins.

Mais en fait, il n'existe pas plus de preuves scientifiques qu'en 1999 sur le sujet.

Le nouveau document, lui, indique c'est une «forte recommandation» basée sur des «preuves de très basse qualité», une combinaison très rare dans les directives basées sur la littérature scientifique.

Mme Brauer admet qu'il n'y a pas de preuve directe démontrant que le calcul de l'IMC aiderait à prévenir la prise de poids ou à améliorer la perte de poids. Elle dit qu'il y a toutefois des études qui prouvent que le fait d'évaluer l'IMC d'un patient visuellement n'est pas adéquat non plus.

Déterminer qui a besoin d'aide et qui pourrait développer un problème de poids exige des informations, a laissé entendre Mme Brauer, et inscrire l'IMC au dossier est un bon point de départ. Cette procédure, considérée comme étant de base par certains médecins, n'est pas faite sur une base régulière.

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