Tabagisme: plus facile d'écraser après l'ovulation

Selon une étude, les femmes qui veulent écraser... (Photo Marco Campanozzi, La Presse)

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Selon une étude, les femmes qui veulent écraser devraient commercer leur abstinence tout juste après leur ovulation, quand le désir est moins grand.

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Les fumeuses ont davantage envie d'une cigarette tout juste après leurs règles, selon une nouvelle étude montréalaise. C'est à cause des hormones sexuelles, qui sont alors à leur plus bas niveau. Ainsi, celles qui veulent écraser devraient commencer leur abstinence tout juste après leur ovulation, quand le désir est moins grand.

«Les femmes semblent plus vulnérables aux moments de besoin [craving] liés aux dépendances», explique Arianna Mendrek, chercheuse à l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal (l'ancien hôpital Louis-H. LaFontaine) et auteure principale de l'étude publiée dans le Psychiatry Journal. «Nous avons observé qu'il y a une différence marquée au long du cycle menstruel, qui pourrait expliquer une partie de l'effet.»

Cela dit, la variation au fil du cycle menstruel est moins importante que les différences «psychosociales» entre les hommes et les femmes, selon Mme Mendrek, qui enseigne aussi la psychologie à l'Université Bishop's, notamment, l'anxiété et la dépression.

Selon une étude texane de 2004, les femmes ont davantage besoin que les hommes d'un soutien psychologique pour arrêter de fumer à l'aide des substituts chimiques de nicotine, comme les timbres, particulièrement à moyen et à long terme (six mois à un an). L'équipe texane a tenté, sans succès, d'aider les fumeuses à écraser à l'aide de comprimés de progestérone, une hormone sexuelle. Les femmes sont aussi plus vulnérables aux situations qui leur rappellent leur dépendance - par exemple, une ex-fumeuse qui voit d'autres personnes fumer.

Travaux sur la schizophrénie

L'équipe de Mme Mendrek a fait cette découverte dans le cadre de travaux sur la schizophrénie, qui s'accompagne d'un taux très élevé - 80% à 90% - de tabagisme. Mais l'étude publiée dans le Psychiatry Journal, qui consistait en des mesures neurologiques sur 34 fumeurs, portait sur des personnes n'ayant pas la schizophrénie.

La schizophrénie touche surtout les jeunes hommes, mais elle connaît un pic chez les femmes dans la quarantaine, une période de variations hormonales.

Ces résultats s'appliquent-ils à d'autres dépendances? Probablement, selon Mme Mendrek. «Les mécanismes neurologiques sont les mêmes.»

En chiffres

Deux fois plus: c'est le taux de succès des thérapies chimiques antitabac chez les hommes, par rapport aux femmes, après six mois.

1,1 fois plus: c'est le taux de succès des thérapies chimiques antitabac chez les hommes, par rapport aux femmes, après six mois, s'il y a un soutien psychologique.

Source: Texas A&M 2004




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