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Habitations Tango pour personnes handicapées: de graves lacunes soulevées

En janvier dernier, le Protecteur du citoyen a... (Photo David Boily, archives La Presse)

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En janvier dernier, le Protecteur du citoyen a reçu un signalement concernant la qualité des soins et des services offerts aux Habitations Tango.

Photo David Boily, archives La Presse

Sans avertir ses locataires, le coordonnateur des Habitations pour personnes handicapées Tango de Montréal a retiré du jour au lendemain le jus d'orange du menu, prétextant que ses protégés «en buvaient comme s'il n'y en aurait plus le lendemain».

Cette situation, rapportée dans un rapport publié jeudi par le Protecteur du citoyen, n'est qu'une des nombreuses situations qu'on a déplorées au cours des dernières années aux Habitations Tango.

La quinzaine de personnes handicapées qui y réside vit dans un climat «tendu». Elles se disent «infantilisées et intimidées», et subissent «depuis trop longtemps les contrecoups d'une gestion autocratique de la part de la direction», estime la Protectrice du citoyen, Raymonde St-Germain.

En janvier dernier, le Protecteur du citoyen a reçu un signalement concernant la qualité des soins et des services offerts aux Habitations Tango, des appartements supervisés situés sur le site de Benny Farm dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal. Neuf préposés aux bénéficiaires travaillent dans cet établissement.

Les locataires de l'endroit estiment que le climat est «toxique». Les préposés roulent des yeux quand ils demandent des services. Lorsqu'un locataire appelle le personnel pour avoir de l'aide, il se fait répondre: «Encore lui! Il va attendre!», écrit la Protectrice, qui ajoute que les employés font preuve d'un «manque flagrant de savoir-être et de savoir-faire».

Un dossier qui traîne en longueur

Dès 2009, l'Agence de la santé de Montréal rapportait des problèmes de qualité des soins aux Habitations Tango. En 2013, une plainte a également été déposée par sept locataires à la commissaire aux plaintes du Centre de santé et de services sociaux (CSSS) Cavendish. Malgré ces démarches, la situation ne s'est pas améliorée à cause du «manque d'ouverture de la direction de Tango à reconnaître l'ampleur des difficultés rencontrées par ses locataires», estime la Protectrice du citoyen.

Devant ces graves lacunes, l'Agence de la santé de Montréal n'a versé cette année que 25% des 335 000$ de subventions qu'elle accorde annuellement aux Habitations Tango pour couvrir les dépenses opérationnelles.

Sans trop donner de détails, la porte-parole de l'Agence, Geneviève Bettey, dit que son organisation «reverra la stratégie à adopter» dans le dossier, puisque les Habitations Tango tardent à appliquer certains changements qu'avait réclamés le Protecteur du citoyen cet été.

Au CSSS Cavendish, la directrice du soutien à l'autonomie des personnes âgées et déficience physique, Christine Touchette, dit assurer un suivi «très étroit» avec la clientèle des Habitations Tango. Mme Touchette se dit «satisfaite» du rapport de la Protectrice du citoyen. «Mais on a des doutes sur l'acceptation des recommandations par la direction des Habitations Tango. Car dans le passé, d'autres recommandations n'ont jamais été suivies. Et c'est inquiétant», dit Mme Touchette.

Le coordonnateur des Habitations Tango, Roger Laplante, n'a pas voulu commenter le rapport.




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