Les dangers insoupçonnés du headbanging

Le guitairste du groupe Sepultura, Andreas Kisser, en... (photo JEAN-SEBASTIEN EVRARD, AGENCE FRANCE-PRESSE)

Agrandir

Le guitairste du groupe Sepultura, Andreas Kisser, en pleine séance de headbanging lors d'un concert en France le 20 juin dermier.

photo JEAN-SEBASTIEN EVRARD, AGENCE FRANCE-PRESSE

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Agence France-Presse

Le headbanging, un type de danse impliquant de violents mouvements de la tête synchronisés avec de la musique hard rock ou heavy metal, peut parfois s'avérer dangereux pour la santé, selon une étude de cas publiée vendredi dans la revue médicale britannique The Lancet.

Bien que le headbanging soit généralement considéré comme inoffensif, des médecins allemands rapportent le cas d'un homme de 50 ans qui a développé un hématome dans le cerveau en janvier 2013 quatre semaines après avoir participé à un concert de Motörhead, un groupe de heavy metal britannique.

Le patient se plaignait de violentes migraines qui s'étaient aggravées au fil des jours.

Les médecins ont découvert un hématome sous-dural (un épanchement de sang entre les tissus des méninges qui entourent le cerveau)  qu'ils ont évacué en perçant un  «trou» dans le crâne (ou trépanation).

Les hématomes sous-duraux font souvent suite à des traumatismes crâniens. Lorsque ce dernier est peu important, l'hématome peut apparaître plusieurs semaines après le choc.

Les hématomes sont à l'origine d'une compression progressive du cerveau.

La littérature scientifique fait état de trois cas similaires attribués au headbanging ces dernières années. L'un des patients est même décédé suite à un hématome sous-dural aigu.

«Mais l'incidence pourrait être plus élevée car les symptômes de ce type de blessures sont souvent silencieux sur le plan clinique ou n'entraînent que des maux de tête modérés qui disparaissent spontanément» relève le Dr Ariyan Piradesh Islamian de l'Ecole médicale de Hanovre.

Le headbanging a également été associé par la littérature à d'autres types de blessures comme des traumatismes de la région cervicale (ou «coup du lapin»), des dissections de l'artère carotide ou des fractures de la 2e vertèbre cervicale.

Il existe plusieurs techniques de headbanging, la plus courante étant le «up and down» (qui consiste à secouer la tête de haut en bas). Parmi les autres figurent le «circular swing» (ou «moulin à vent») qui se traduit par  un mouvement circulaire de la tête, ou le «side-to-side» qui se fait de droite à gauche.




publicité

publicité

Les plus populaires : Actualités

Tous les plus populaires de la section Actualités
sur Lapresse.ca
»

publicité

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer