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Normand Latourelle et sa famille

Normand Latourelle (à l'arrière-plan), président-fondateur et  directeur... (Photo: Bernard Brault, La Presse)

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Normand Latourelle (à l'arrière-plan), président-fondateur et directeur artistique de Cavalia, sa conjointe, Dominique Day et ses deux fils, David Tardif-Latourelle (à gauche) et Mathieu Latourelle (à droite)

Photo: Bernard Brault, La Presse

 

Martin Beauséjour
La Presse

Le nouveau spectacle de Cavalia, Odysséo, est incontestablement un succès critique et public. Mais avant de devenir une énorme machine, avec le plus grand chapiteau de tournée au monde, il y a eu, à la base, un déclic, une petite étincelle, une idée qui a germé dans la tête d'un homme, Normand Latourelle. Et une famille, composée de Dominique, David et Mathieu, qui a décidé d'embarquer dans l'aventure, sans jamais douter. Pour leur détermination et leur talent, La Presse et Radio-Canada leur décernent le titre de Personnalités de la semaine.

Normand Latourelle n'a pas grandi sur une ferme. Il ne s'est jamais, non plus, senti plus près des chevaux que des humains. Il n'avait même jamais chevauché la bête jusqu'à tout récemment. C'est pendant le spectacle Légendes fantastiques, à Drummondville, que tout bascule. Normand Latourelle, un des créateurs, met en scène un numéro où le public assiste à la naissance d'un village, avec près d'une centaine de figurants... et un cheval. Malgré le nombre d'acteurs et les effets spéciaux, l'animal vole la vedette à chaque représentation. «C'était décidément une bête de scène», dit-il en riant. Quand l'équipe suggère de retirer le cheval du numéro, Latourelle, au contraire, décide d'en rajouter. Devant la réaction positive du public, il se met en tête de monter un spectacle autour de la bête. Les chevaux venaient, sur le tard, d'entrer dans sa vie.

Une affaire de famille

Sa conjointe, Dominique Day, fut la première à embarquer dans le projet. Elle s'est jointe à lui, en 2000, trois ans avant que le premier spectacle éponyme prenne l'affiche. Devant les difficultés de Latourelle à trouver du financement, Dominique, femme de communication et de marketing, employée de l'agence de publicité Cossette, lâche tout pour embarquer dans l'aventure sans hésiter. Elle ne le regrette pas aujourd'hui. «Elle est maintenant la plus grande amoureuse des chevaux», souligne Normand Latourelle. En plus d'être cofondatrice et vice-présidente exécutive, elle s'occupe aujourd'hui de la ferme Cavalia à Sutton, où sont basés les 70 chevaux du spectacle Odysséo.

Mathieu Latourelle a déjà été le plus jeune courtier sur le parquet de la Bourse. En 2003, avec la chute du NASDAQ, il commence tranquillement à aider son père. Aujourd'hui producteur délégué de l'entreprise, et avec l'instabilité des marchés boursiers, le changement de carrière est pleinement assumé.

Son frère, David, a été le dernier à se joindre au groupe, il y a quatre ans. Alors qu'il était avocat dans un cabinet réputé, son père lui a lancé une invitation. «Je l'ai invité un soir à dîner, raconte fièrement Normand Latourelle. Je lui ai dit qu'il était le bienvenu et qu'il pouvait prendre le temps d'y penser. Il m'a rappelé le lendemain matin». David est aujourd'hui vice-président aux affaires juridiques et il participe activement au développement de l'entreprise.

«Bien sûr, tout n'est pas toujours rose», avoue Normand Latourelle, quand on le questionne sur la dynamique familiale en milieu de travail. «J'ai eu mes fils très jeune, ça influe sur nos relations. Mes fils sont mes meilleurs amis», ajoute-t-il. «Dominique, David et Mathieu supportent mes idées, ils les nourrissent aussi», souligne-t-il.

La création avant tout

Bien que les fils semblent pousser le père à agrandir l'entreprise, Normand Latourelle préfère prendre son temps. «Je suis, avant tout, un homme de création. Cavalia était un projet de spectacle, je ne pensais pas en faire une entreprise», avoue-t-il. L'homme ne veut pas en arriver à devoir créer pour faire vivre un bureau. «La création est une forme d'artisanat, quand elle devient une manufacture, c'est là que c'est dangereux», avoue-t-il.

Et il y a les chevaux qui exigent temps et patience, laissant à l'équipe le soin de mûrir chaque décision. Il faut jusqu'à deux ans de travail pour entraîner chaque bête. La famille a le plus grand respect pour ses vedettes à quatre pattes. Sur la route qui les mènera à Atlanta, le prochain arrêt du spectacle, les bêtes auront à mi-chemin plusieurs jours de repos dans un pâturage, quelque part en Virginie.

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