Le projet de ligne électrique Montréal-Lac-Saint-Jean ira de l'avant

Une ligne de 400 kilomètres doit traverser bien... (Archives, La Presse)

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Une ligne de 400 kilomètres doit traverser bien des localités dans Lanaudière, dont Saint-Michel-des-Saints, Rawdon, Saint-Lin, Mascouche et Terrebonne, des municipalités où les résidants répugnent à voir leur paysage pollué par les énormes pylônes des lignes à 735 kV.

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Stéphanie Marin
La Presse Canadienne

Malgré la grogne de la population, le gouvernement du Québec ira de l'avant avec son projet de ligne de transmission d'électricité de 400 km entre Montréal et le Lac-Saint-Jean, a fait savoir mercredi le ministre de l'Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Arcand.

Le projet de la ligne «Chamouchouane-Bout-de-L'île» a suscité l'opposition de citoyens, notamment dans la région de Lanaudière. Un comité, Citoyens sous haute tension, a même été formé dans le but spécifique de s'opposer au projet de plus de 1,1 milliard $.

Le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) a suggéré au gouvernement d'exiger d'Hydro-Québec de nouvelles études et d'envisager d'autres options.

Mais pour le ministre Arcand, le projet présente plus de positif que de négatif.

«Le BAPE n'a pas dit «je suis contre', ils ont demandé de revoir certains éléments, sauf que ces éléments-là, on les a regardés et c'était beaucoup plus coûteux de voir certains de ces passages-là qu'on nous demandait», a-t-il expliqué.

Une douzaine de changements ont déjà été apportés au tracé, a-t-il ajouté en sortant du conseil des ministres.

Le député péquiste Bernard Drainville a dénoncé à nouveau le projet en Chambre mercredi, soulignant que les citoyens s'y opposent notamment parce qu'il traversera des terres agricoles et des secteurs résidentiels, en détruisant des paysages.

Selon lui, il y a une autre solution pour assurer la fiabilité du réseau sans que la population se soulève. Il souligne que le BAPE a proposé d'utiliser des lignes de transport existantes plutôt que la construction d'une nouvelle.

«Pourquoi le gouvernement libéral s'entête-t-il à appuyer ce projet que le BAPE n'approuve pas alors qu'il existe une option moins chère, viable, qui ne détruirait pas nos paysages et qui ne mettrait pas le monde de Lanaudière en maudit?», a lancé M. Drainville.

Mais le ministre Arcand juge qu'il ne faut pas exagérer l'opposition. Il a fait valoir que le projet a eu l'appui de la Régie de l'énergie, de la Commission de la protection des territoires agricoles, de toutes les municipalités sauf une, soit la municipalité de Sainte-Émélie-de-l'Énergie.

«À chaque fois qu'on a ce genre de projet-là, il y a toujours des oppositions. Il y a eu plus de 300 consultations qui ont été faites par rapport à ce projet, et il est clair que ce projet, il est, dans l'ensemble, bénéfique pour les Québécois», juge M. Arcand.

Quant aux reproches des péquistes selon lesquels il n'a pas cherché à respecter les souhaits de la population, le ministre ne s'est pas laissé émouvoir:

«Lorsqu'on parle d'acceptabilité sociale, ça ne veut pas dire nécessairement toujours l'unanimité», tranche-t-il.

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