UPAC: des micros découverts dans les bureaux municipaux de Hudson

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Les micros en question ont été découverts dans les bureaux des cadres du Service des parcs et loisirs, situés au centre communautaire, à un jet de pierre de l'hôtel de ville (photo).

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Des microphones cachés ont été découverts lors d'une vérification informatique dans des bureaux municipaux de la Ville de Hudson, il y a une dizaine de jours. L'Unité permanente anticorruption (UPAC) a été saisie de l'affaire. Les enquêteurs ont décidé d'ouvrir une enquête, a appris La Presse.

Les micros en question ont été découverts dans les bureaux des cadres du Service des parcs et loisirs, situés au centre communautaire, à un jet de pierre de l'hôtel de ville. Le service venait de faire appel à une firme informatique pour venir à bout d'un problème de connexion internet. Un balayage rudimentaire des techniciens de l'externe a permis de les découvrir. Les appareils de détection de la firme ont aussi démontré qu'il y aurait possiblement d'autres systèmes d'écoute, cette fois à l'intérieur des murs de l'édifice municipal.

Immédiatement, le directeur de la sécurité publique de Hudson, Philippe Baron, a été avisé par les employés visés par l'écoute. La Sûreté du Québec a été contactée, puis l'UPAC. Les micros, dont La Presse a obtenu des images, ne ressemblent en rien à ceux utilisés par des professionnels pour effectuer de l'écoute électronique. Ce sont des modèles qu'on peut se procurer facilement dans des magasins d'articles électroniques. Selon nos informations, les enquêteurs de l'UPAC ont assuré aux employés municipaux que le système électronique ne provient pas d'eux.

À l'hôtel de ville de la rue Main, personne ne semble au courant de la découverte, même si des sources assurent que tous les membres du conseil municipal ont été informés. M. Baron, directeur du Service de sécurité publique, n'a pas rappelé. Joint par La Presse la semaine dernière, puis de nouveau mercredi, le maire Ed Prévost a répété qu'il n'avait jamais entendu parler de micros cachés sous des bureaux.

« Je sais que nos immeubles sont munis de caméras de surveillance pour des raisons de sécurité, mais des micros, non, a-t-il affirmé. J'ai passé la main sous mon bureau et je n'ai rien découvert. Personne ne m'a parlé de micros, mais vous savez, les maires sont souvent les derniers informés. J'imagine que si des micros ont été découverts, c'est pour de l'écoute électronique. Il faudrait regarder du côté de l'UPAC. »

Un élu du conseil municipal a finalement confirmé l'information auprès de La Presse, mais en exigeant de conserver l'anonymat. Les motifs de l'écoute électronique demeurent obscurs.

Une période mouvementée

25 MARS 2015

À peine nommé une semaine plus tôt, le directeur général par intérim, Jacques Lemieux, remet sa démission au maire de Hudson. Le haut fonctionnaire retraité de Valleyfield était venu en renfort en portant aussi le chapeau de trésorier afin de permettre de payer les fournisseurs. Il n'a pas expliqué publiquement les motifs de sa démission. Le maire Ed Prévost a affirmé que c'est en raison de son embauche jugée illégale qu'il a quitté l'hôtel de ville.

13 MARS 2015

Le trésorier Ramin Jawanda quitte l'hôtel de ville après avoir remis sa démission, deux semaines auparavant. Interrogé au sujet de sa décision par des médias locaux, il a expliqué que le climat de travail est malsain à Hudson. Dans la foulée, le maire décide de reporter la présentation d'un ambitieux projet de réaménagement près des berges de Hudson en raison de la résistance de membres de l'administration municipale.

23 FÉVRIER 2015

Le maire Ed Prévost suspend sans solde sa directrice générale, Catherine Haulard, pour un différend au sujet de la légalité d'un contrat d'embauche d'une consultante externe en ressources humaines. Mme Haulard poursuit aujourd'hui la municipalité pour congédiement déguisé et harcèlement, entre autres. Sa cause doit être entendue devant la Commission des relations de travail, cet été, et le Commissaire aux plaintes du ministère des Affaires municipales poursuit ses vérifications.

8 OCTOBRE 2014

Arrestation de l'ancienne directrice générale de Hudson, Louise Villandré, par l'UPAC. Elle devra répondre des 10 chefs d'accusation pour fraude. Son procès a été remis à deux reprises jusqu'à maintenant. La prochaine date est fixée à la fin du mois de mai.

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